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Europe

Un plan contre le chômage des jeunes

Par L'Economiste | Edition N°:3985 Le 11/03/2013 | Partager
Un travail, un stage ou un apprentissage pour les moins de 25 ans
Le Fonds social européen accorde 6 milliards d’euros au projet
7,5 millions de jeunes sans emploi, 23% de chômeurs dans la zone

Un projet commun destiné à pallier le chômage des jeunes commence à prendre forme. Les ministres européens du Travail ont fini par donner leur accord pour la concrétisation d’un projet porté par Laszlo Andor, ministre hongrois, depuis fin 2011. Il s’agit d’une «garantie» pour la jeunesse, qui sous-entend une mobilisation plus intense des organismes de suivi des chômeurs. Ceux-ci devront proposer «un emploi, un complément de formation, un apprentissage ou un stage» dans les 4 mois qui suivent la sortie des jeunes du système scolaire.
Tous les pays sont unanimes quant à la nécessité d’endiguer le chômage dans la zone. Même l’Allemagne et l’Autriche, qui sont touchées dans une moindre mesure, sont ouvertes à l’idée de participer à la mise en place de ce dispositif, propre aux moins de 25 ans, même si elles n’en seront pas les bénéficiaires principaux. Ce projet, qui sera effectif au plus tard début 2015, sera financé à hauteur de 6 milliards d’euros provenant du Fonds social européen, ainsi qu’une cagnotte destinée à l’emploi des jeunes. Certains pays, dont la France et le Luxembourg, espèrent pouvoir monter les enchères pour porter le budget à 10 milliards d’euros. Nicholas Schmit, ministre du Travail luxembourgeois, voudrait profiter des discussions avec le Parlement européen sur le budget 2014-2020 pour atteindre les 10 milliards d’euros.
Plus qu’une bonne nouvelle, ce projet est une nécessité, pour la reconstruction de l’Europe après la crise mondiale. Celle-ci a porté le nombre de jeunes n’exerçant pas d’emploi et ne suivant pas de formation dans le vieux continent à 7,5 millions. De Madrid à Stockholm, en passant par toutes les capitales européennes, le chômage se chiffre aujourd’hui à 23% de la population, et les circonstances ne laissent augurer d’aucune tendance baissière.
Pour autant, tout n’est pas encore réglé. Le périmètre géographique d’application de ces garanties est encore en discussion, et crée déjà des frustrations. Les subventions seront fonction des statistiques de chômage pour l’année 2012, qui ne sont pas encore connues. Mais l’idée est d’exclure des aides toutes les zones dont le taux de chômage n’atteint pas les 25%.
En France par exemple, la Picardie pourrait passer à la trappe, malgré des destructions d’emplois industriels. Il faut aussi définir les organisations responsables de la mise en œuvre et de la gestion de ces aides européennes. Un suivi de qualité voudrait qu’il n’y ait pas «150 dossiers à gérer par tête», mais une approche relativement personnalisée.
La France prépare concomitamment un autre plan pour la jeunesse, qui n’aura ni la même assiette ni le même modèle, mais qui devrait être complémentaire pour parer au chômage des jeunes. L’outil de l’Hexagone se concentre sur les jeunes en grandes difficultés. Ils devraient être quelque 100.000 à en bénéficier par an.  Il couvrira toutes les régions, prévoit une aide pécuniaire équivalente au RSA (Revenu de solidarité active), et n’inclut pas de délai pour éviter «les formations de remplissage».


Rime AIT EL HAJ

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