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Entreprises

Crise maritime
Les banques ne font plus confiance

Par L'Economiste | Edition N°:3985 Le 11/03/2013 | Partager
Le manque de liquidités met les armateurs à genoux
Les fournisseurs exigent des paiements immédiats
L’abondance de l’offre, la concurrence de l’aérien… les autres problèmes

La crise du secteur maritime en 2012 continue de faire des vagues. A quelques mois de l’approche du lancement de l’opération Marhaba pour le retour des Marocains résidant à l’étranger, les appréhensions sont grandes. Et ce, malgré quelques éclaircies, comme c’est le cas avec l’annonce du redressement judiciaire de la Comarit. Octroyé il y a quelques semaines à la compagnie maritime, ce sursis devrait lui permettre de gagner quelques mois, le temps de trouver une solution radicale à ses déboires financiers. Mais les effets sont là. Le secteur maritime et ses différents opérateurs souffrent d’une absence de confiance. La plupart des fournisseurs échaudés par l’affaire Comarit ne peuvent plus se permettre d’autres pertes et la vente à crédit est bannie, comme le souligne le commandant Karia (cf. entretien ci-contre).
Même les chantiers navals espagnols qui, avant, assuraient l’entretien de l’essentiel de la flotte maritime espagnole n’en peuvent plus et c’est le paiement en espèces à la livraison qui est exigé. Les banques elles aussi se sont désengagées du secteur. Il est extrêmement difficile de financer une opération conséquente sans apporter de sérieux avals, le maritime étant considéré par les banquiers comme un investissement très risqué.
Un désagrément supplémentaire qui intervient à un moment où le transport maritime mondial peine à sortir de son marasme et que les voyageurs, les MRE, ont changé de mode de transport et optent désormais pour le voyage par avion. Pour les opérateurs du secteur, l’avion est le concurrent direct du bateau sur le Détroit, à l’opposé de ce qu’on pourrait penser.
Ce qui contribue à noircir encore le panorama est la surcapacité actuelle au niveau du Détroit. En effet, selon le commandant Karia, le Détroit, avec 34 départs, offre une capacité supérieure aux besoins en matière de transport. «Aucun navire n’a affiché complet l’été dernier», affirme le patron d’IMTC. Actuellement, la tendance est pour des bateaux plus petits avec une moindre capacité afin de réduire les coûts. D’autant plus que la distance et la durée du trajet ont été réduites de moitié. Malgré tout, les salariés semblent être conscients du danger et se disent prêts à se serrer les coudes. C’est le raisonnement du personnel de la compagnie IMTC qui, dans une note, rappelle son soutien total à la société. Dans un courrier transmis par les délégués du personnel sous la bannière de l’UMT, ces derniers se disent conscients de la situation de leur compagnie qui subit ces dernières années les effets de la crise économique, comme d’autres armateurs dans le monde.

Effet boule de neige

Selon le commandant Karia, l’Etat n’a pas voulu injecter de l’argent dans une société privée, qui n’avait besoin que de 200 millions de DH au départ, alors que les Européens ont aidé leurs compagnies, notamment l’Espagne. Actuellement, l’Etat est privé des revenus relatifs à l’IS et l’IGR, dépassant largement l’aide nécessaire. C’est une erreur regrettable que d’avoir délaissé ce secteur, affirme le PDG d’IMTC. «La situation de la Comarit-Comanav a eu des répercussions sur nous aussi, par ricochet. Nos fournisseurs déclarent qu’ils ne peuvent plus nous faire crédit car leur trésorerie ne peut suivre, suite aux pertes essuyées avec la Comarit», explique le patron d’IMTC.

Ali ABJIOU

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