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Entreprises

Accord Actis-Veolia
Reprise des actifs d’Amendis et Redal

Par L'Economiste | Edition N°:3985 Le 11/03/2013 | Partager
Actis: fonds d’infrastructure britannique
Veolia continuera à assurer l’assistance technique pendant 3 ans

Le logo d’Actis, fonds d’investissement britannique spécialisé dans les infrastructures, qui reprendra les trois entités de Veolia

C’est par un communiqué que Veolia, société cotée à la Bourse de Paris, a annoncé la première phase de son nouvel arrangement. Il ne vaudra que si les autorités délégantes, les mairies de Tétouan, Tanger et Rabat, acceptent les changements dans le tour de table d’Amendis (Tanger et Tétouan) et de Rédal (Rabat). Changements qui amènent un nouvel acteur, encore inconnu au Maroc, le fonds britannique d’infrastructure, Actis (un nom qu’il faut lire «Act.is», soit en français «Agir, c’est… »). Ce fonds n’est présent que sur les marchés émergents.
Acteur nouveau mais aussi système nouveau.  Pour concrétiser cette transaction, un accord a été signé entre les deux parties vendredi dernier, selon un communiqué de Veolia Environnement. Il porte sur la cession au profit d’Actis des activités concernant la distribution d’eau et d’électricité et l’assainissement au Maroc, assurées par les sociétés délégataires de Veolia, à savoir Redal (Rabat) et Amendis (Tanger-Tétouan). La valorisation de la transaction, annoncée par Veolia, est de 370 millions d’euros, soit un peu plus de 4 milliards de DH. Veolia précise que cet argent lui servira à se  désendetter. Sur ce chapitre, il faut noter que l’accord entre les deux entités résout deux problèmes contradictoires: d’un côté, Veolia, comme beaucoup de multinationales, doit réaliser des liquidités pour faire face à la crise occidentale, de l’autre, les opportunités de développement des pays émergents sont restées entières et demandent des investissements. Il faut donc de nouveaux acteurs entre les deux.
Le deal est conditionné par «l’accord formel des autorités délégantes et des autorités de tutelle sur cette cession», rappelle le communiqué. Une transaction qui prend du temps, à cause des ajustements légaux.
A signaler que Veolia assurera largement la transition. Elle a signé avec Actis un accord d’assistance technique
d’une durée de 3 ans, pour permettre également un transfert de son  savoir-faire et son expérience au profit du nouvel opérateur.
«Cette cession s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme de restructuration du groupe Veolia Environnement sur l’échelon international», précise un élu proche des secteurs concédés. Il rappelle à ce sujet le retrait du groupe en juillet dernier du secteur des déchets où il était fortement présent, notamment dans les communes de la wilaya de Rabat. Ce retrait a surpris les autorités et les élus qui étaient dans l’obligation de prendre en charge directement la gestion du secteur pour une période provisoire avant le choix de nouveaux opérateurs qui vont remplacer Veolia. Ainsi, le groupe Ozone a pris la relève au niveau des arrondissements d’Hassan (Rabat) ainsi que Batana et Hssain à Salé. Alors que la commune de Témara a confié la gestion de ses déchets à la société Mecomar.

Qui est Actis?

Le fonds d’infrastructure britannique Actis est une institution détachée de  CDC, mais qui n’a rien à voir avec la CDC de France,  grande sœur de la CDG marocaine. Il s’agit là de la Commonwealth Development Corporation, une des nombreuses entités émanant du Common Wealth, l’organisation internationale regroupant pratiquement toutes les ex-colonies britanniques. L’Etat britannique a vendu l’année dernière la part qu’il détenait encore dans ce fonds.
Actis gère  5 milliards de dollars en direct. Il investit essentiellement dans les infrastructures avec une préférence pour l’énergie dans les pays émergents.
On peut compter qu’il sert 2 millions d’abonnés à l’électricité dans le monde, dans le Common Wealth mais aussi en Amérique latine. Actis est présent dans une vingtaine de pays, avec des programmes d’envergure moyenne, qu’il multiplie, et ce, de préférence à de très gros investissements qui, selon lui, concentrent les risques.

Noureddine EL AISSI

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