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Analyse

«Nous attendons des solutions concrètes du gouvernement»

Par L'Economiste | Edition N°:3985 Le 11/03/2013 | Partager
Le développement de la filière passe par un contrat-programme • Des serres plus performantes, des cultures à haute valeur ajoutée… l’avenir du secteur
Structurer et encourager la création d’entreprises agricoles avant de fiscaliser

Pour Lahoucine Adardour, président de la Fifel «l’investissement dans de nouvelles serres plus performantes sera très rentable pour le secteur mais nous ne pourrons supporter financièrement la mise à niveau sans accompagnement»

- L’Economiste: Les professionnels du secteur se sont réunis avec le chef du gouvernement tout dernièrement. Quelles conclusions tirez-vous de cette rencontre?
- Lahoucine Adardour, président de la Fifel: Le meeting avec Abdelilah Benkirane nous a permis de partager nos préoccupations tant sur le plan économique et social que sur les perspectives de la filière. Ces échanges s’inscrivent tout à fait dans le cadre des rapports que nous souhaitons avoir avec le gouvernement. Des relations de concertation et de synergie. Maintenant, si nous sommes ravis de l’oreille attentive qui nous est prêtée et du temps qui nous est consacré, nous souhaitons des solutions concrètes. On nous a demandé de préparer des fiches techniques sur les contraintes de l’activité avec une liste de propositions. Nous verrons par la suite jusqu’à quel point le gouvernement pourra s’engager avec nous.

- Les syndicats accusent les professionnels d’exagérer les retombées des conflits sociaux sur le secteur et d’utiliser la situation comme parade au projet de fiscalisation de l’activité. Qu’en pensez-vous?
- Il n’y a rien de tout cela. Le dossier de la fiscalisation de l’activité est une question qui nécessite un débat et des concertations. C’est aussi un sujet qu’il faut aborder avec beaucoup de prudence dans ce contexte de crise internationale. Nous sommes conscients que cela ne se fera pas du jour au lendemain. Il faut savoir ce que l’on attend de ce secteur et, surtout,  veiller à mieux le structurer pour qu’il soit producteur de richesses. Et cela ne se fera pas sans l’encouragement à la création d’entreprises agricoles. C’est-à-dire la transformation des exploitations en sociétés.

- Quel est votre avis  sur la loi sur les délais de paiement qui   visiblement va être amendée?
- C’est une bonne nouvelle car ses dispositions sont tout simplement impossibles pour la filière. Il nous faut quatre mois environ pour produire et deux pour exporter, ce qui revient à six ou sept mois avant de toucher les premières recettes. Il faut donc des dispositions particulières en matière de délai de paiement spécialement pour le secteur. Sinon, nous nous retrouverons dans l’impossibilité de produire.

- La concurrence espagnole est de plus en plus ardue. Comment mieux positionner l’origine Maroc pour y faire face ?
- L’Espagne bénéficie depuis la signature de notre accord avec l’Union européenne d’une subvention annuelle de 120 millions d’euros pendant cinq ans pour mettre à niveau son secteur de fruits et légumes. Il est normal donc qu’elle soit plus productive. Nous avons aussi besoin d’accompagnement et de soutien financier pour être nous aussi compétitifs et mieux produire.

-  Justement que préconisez-vous en la matière?
- Il faut tout d’abord améliorer l’outil de production à travers la mise en place de nouvelles serres plus performantes qui permettent de sécuriser la production et assurer sa régularité. Mais les professionnels ont besoin d’être soutenus dans la démarche. L’investissement en la matière est lourd. Il représente deux millions de DH/ ha. Mais cela en vaut la peine. Cela va permettre d’augmenter la production de 30 à 50%/ ha. Il est ainsi possible de maintenir le même rendement actuel en diminuant les superficies. Ce qui revient à faire indirectement des économies en matière de ressources en eau. L’avenir est aussi aux produits à haute valeur ajoutée, mais tout cela ne peut se faire que dans le cadre d’un contrat-programme avec une véritable volonté politique. 

 

Propos recueillis par Malika ALAMI

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