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    Politique Internationale

    Italie: La crise politique secoue la zone euro

    Par L'Economiste | Edition N°:3977 Le 27/02/2013 | Partager
    La gauche remporte la Chambre des députés, mais pas le Sénat
    L’Europe ébranlée: Bourses à la baisse et emprunts obligataires à la hausse

    L’Italie est ingouvernable. Le pays qui a le plus besoin de stabilité politique dans la zone euro s’est retrouvé, au lendemain des élections, avec un gouvernement qui risque de ne durer que quelques mois. Et pour cause, le succès électoral du Coluche italien, Beppe Grillo, a hissé son mouvement 5 étoiles à la troisième place. Il a déséquilibré le vote au point que le Parti démocratie, coalition de gauche menée par Pier Luigi Bensani, l’a emporté de justesse à la Chambre des députés, avec 29,54% des voix (contre 29,18 pour le Peuple de la liberté, parti de droite mené par Silvio Berlusconi), mais n’a pas pu obtenir la majorité au Sénat. 
    Cette situation, aussi ingérable soit elle, n’est que l’expression d’un ras-le-bol général de la part des Italiens. Les quinze mois d’austérité sous Monti, précédés de la «scandaleuse» gouvernance de Silvio Berlusconi, ont érodé la confiance des citoyens et mis leur patience à l’épreuve. Cela explique le succès de l’anticonformiste et ex-humoriste italien Beppe Grillo, qui promet une sortie de l’Europe, la réduction des salaires des politiques et hauts cadres et la mise en place d’un salaire minimum, et qui refuse de s’adresser aux télés traditionnelles, préférant interagir avec les votants sur son blog (le plus lu d’Italie) ou via les réseaux sociaux.
    L’impasse politique en Italie se répercute sur toute la zone euro. Le 26 février, la Bourse de Milan a perdu 5% en début de séance, Paris a perdu 3%, et Frankfort était à -2%. Le taux obligataire italien, lui, se rapprochait des 5%, rappelant la période de la crise euro, pendant laquelle il avait atteint les 7%. L’Espagne est déjà victime de contagion, mais espère que l’Italie trouvera vite une solution à sa crise. La Commission européenne, pour sa part, demande à l’Italie d’honorer ses engagements, s’agissant de la réduction de son déficit, de sa dette et d’un certains nombre d’engagements à des réformes structurelles. Si elle a «entendu le message» des votants, la Commission européenne estime que le respect de ces engagements serait un «message fort adressé par le gouvernement italien pour assurer la confiance de tous dans l’économie italienne».

    Rime AIT EL HAJ

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