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    Régions

    Casablanca
    Les abattoirs garderont leur vocation culturelle!

    Par L'Economiste | Edition N°:3974 Le 22/02/2013 | Partager
    La commune rassure…
    Elle promet la libération de l’espace d’ici lundi

    «Pas de voitures, que de la culture!». Le Collectif des associations partenaires de la fabrique culturelle des anciens abattoirs de Casablanca ne se remet toujours pas de la décision du Conseil de la ville. Ce dernier a autorisé, il y a quelques jours, son personnel à déposer les voitures de fonction dans cet espace dédié, en principe, à abriter des évènements culturels. Ce qui a inquiété les riverains et agacé la quinzaine d’associations artistiques œuvrant en faveur de la culture et du patrimoine. «Nous n’arrivons pas à digérer cet acte absurde, faisant, du jour au lendemain, des anciens abattoirs un parking», indique Dounia Benslimane, coordinatrice à la fabrique culturelle des anciens abattoirs. Mais est-ce que la ville a réellement transformé cet endroit historique en parking? Contacté par L’Economiste, Ahmed Brija, 1er vice-président du Conseil de la ville rassure: «Cela n’est qu’une solution provisoire aux 260 voitures qui étaient louées aux fonctionnaires de la commune». «La société propriétaire de ces véhicules a, d’ici lundi, pour nous libérer cet espace», ajoute-t-il. Il faut souligner que le contrat liant, depuis 2004, la commune à la société de location des voitures, Wafa LLD, est déjà arrivé à échéance. Ce qui oblige le personnel du Conseil de la ville à rendre les biens au loueur. Le parking réservé aux voitures de fonction, situé sur la route d’Oulad Ziane, est déjà plein à craquer. Il réunit actuellement environ 290 véhicules, dont le contrat de location vient d’être conclu avec la société «Europcar», pour une durée de huit ans. Et c’est ce qui a, d’ailleurs, poussé la ville, propriétaire des anciens abattoirs, à occuper l’espace provisoirement. Mais rien ne semble convaincre le Collectif de la fabrique culturelle. Pour protester contre ce qu’il appelle «une invasion», il organisera, dimanche 3 mars, un événement artistique. «Notre objectif est de réaffirmer que les anciens abattoirs sont exclusivement un espace culturel», tient à souligner Benslimane. Ce sera aussi l’occasion pour les membres du Collectif de remettre sur la table le dossier de la reconversion des anciens abattoirs en fabrique culturelle. «Nous attendons, depuis déjà quatre ans, la signature d’une convention avec la commune, pour pouvoir occuper et gérer légalement les anciens abattoirs de Casablanca», conclut la coordinatrice.

    Voitures et abattoirs

    Depuis quelques jours, des voitures de fonction occupent les anciens abattoirs de Casablanca. Situé à Hay Mohammadi, le bâtiment, qui s’étend sur 53.700 m2 dont plus de 22.000 m2 bâtis, date de 1922 et a été opérationnel jusqu’en 2000. Son importance dans l’histoire du développement de la ville a permis son inscription sur la liste des monuments nationaux. La fabrique culturelle, née en 2009, est devenue un espace dédié à la création artistique urbaine, la diffusion et la formation toutes disciplines confondues (arts vivants, arts enregistrés, street-arts, arts plastiques et arts appliqués). Le lieu a accueilli, depuis 2009, plus de 200 artistes et a réuni plus de 400.000 visiteurs.

    Bouchra SABIB

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