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    Culture

    Lhoussain Azergui donne du Pain aux corbeaux

    Par L'Economiste | Edition N°:3970 Le 18/02/2013 | Partager
    Un livre sur les années de plomb
    Une oeuvre inspirée d’histoires vraies

    Le roman «Le pain des corbeaux» de Lhoussain Azergui se situe au Maroc pendant les années de plomb. Une époque durant laquelle le régime était particulièrement oppressif et la censure des médias monnaie courante

    LE Maroc des années de plomb. Un contexte historique servant de toile de fonds au roman «Le pain des corbeaux», de l’écrivain et journaliste, Lhoussain Azergui. L’ouvrage traduit de l’amazigh au français est publié par «Casa Express Editions».
    Le livre s’appuie sur des histoires vraies et des témoignages de Berbères qui ont vécu cette sombre page de l’histoire marocaine. On découvre ainsi une communauté dominée par la peur d’écrire et de parler sa propre langue. Un journaliste prend sa plume et entame une véritable lutte pour défendre et promouvoir la culture berbère. Il est épaulé par un groupe de jeunes étudiants universitaires décidés à faire entendre leurs voix. «Le pain des corbeaux» se veut avant tout un «roman engagé» évoquant les travers du régime durant les années de plomb. Lhoussain Azergui n’oublie rien et vise à percer l’abcès de cette «douloureuse période» afin que cela «ne se reproduise plus». L’ouvrage aborde aussi le problème de la censure de la presse dans les années 70. «Beaucoup de journalistes ont été emprisonnés pour n’avoir pas respecté l’avis du gouvernement», déplore-t-il.

    Le livre évoque également la «chasse à la culture amazighe», qui a été plus que négligée par l’Etat pendant cette période et qui n’a été véritablement reconnue que depuis quelques années. «A l’époque, les Berbères n’avaient pas leur place dans la société marocaine. Aujourd’hui, leur langue est devenue officielle et ils ont même leur propre chaine de télévision, Amazigh TV !», se réjouit Lhoussain Azergui.

    Le roman est tissé à partir d’histoires entendues depuis son plus jeune âge. «Lorsque j’étais enfant, j’entendais sur le chemin de l’école des histoires de voisins torturés et arrêtés pour avoir lu des journaux», se rappelle l’écrivain.
    Enfin, «Le pain des corbeaux», c’est aussi un beau livre qui se lit avec une aisance quasi-déconcertante et regorgeant d’images et de métaphores bien trouvées. D’autant plus que l’ouvrage contient entre chaque chapitre des calligraphies «berbères» stylisées de H’muu Kemous, qui ajoutent un côté ludique à l’ensemble.


    Karim AGOUMI

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