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    Marchands ambulants: Des fonctionnaires aussi!

    Par L'Economiste | Edition N°:3970 Le 18/02/2013 | Partager
    Ils profitent de la situation pour arrondir leurs fins de mois sans charges
    Les foires, autre danger du commerce illégal, doivent être réglementées

    Pour Larbi Aït Slimane, président de la chambre de commerce, d’industrie et des services de Rabat, «la lutte contre le commerce informel nécessite une approche globale avec l’implication de tous les acteurs concernés»

    - L’Economiste: Rabat croule sous le commerce informel. Comment régler cet épineux problème?
    - Larbi Aït Slimane:
    Effectivement, cela porte un grand préjudice aux commerçants exerçant leur activité d’une manière réglementaire. Mais il s’agit également d’un problème d’ordre social du fait qu’il concerne des centaines de personnes dont la majorité des jeunes qui cherchent à gagner leur vie à travers le commerce mais d’une manière illégale. Une telle situation nécessite donc une approche globale avec l’implication de l’ensemble des acteurs concernés par cette problématique.
    - En quoi consiste cette approche?
    - Je pense que l’objectif est d’arriver à organiser et régulariser la situation des commerçants ambulants qui exercent dans l’informel. Donc, premier travail, procéder à leur recensement d’une manière transparente pour éviter l’exploitation de ce dossier pour des motivations électorales. Ce travail va permettre de faire un tri car, il faut signaler que parmi les personnes qui pratiquent le commerce informel on trouve des fonctionnaires et aussi des personnes aisées disposant de moyens importants. Ils profitent de cette situation pour réaliser des gains sans payer les impôts et les charges supportés par les magasins. Recensés, les nouveaux commerçants seront regroupés dans des espaces dédiés. Les communes doivent mobiliser le foncier et les départements de l’Intérieur et du Commerce les moyens financiers pour la construction de ces espaces. Ce n’est que de la sorte que l’on pourra intégrer les marchands ambulants dans le commerce légal.

    - Les foires anarchiques figurent également à l’ordre du jour de l’AGE. Quel danger pour les commerçants?
    - Ces foires représentent un danger aussi bien pour les commerçants que pour la santé des citoyens. On n’est pas contre l’organisation des foires pour la promotion de certains secteurs comme celui du miel ou l’artisanat et qui seront profitables pour les habitants de la wilaya.
    En principe, l’organisation de ces foires doit obéir à une procédure et un cahier des charges à respecter par l’organisateur.


    Propos recueillis par NEA

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