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L’emploi pourrait déprimer en 2013

Par L'Economiste | Edition N°:3966 Le 12/02/2013 | Partager
197 millions de personnes sans emploi en 2012
Plus de 202 millions de chômeurs en 2013
Les jeunes en début de carrière, les plus touchés

Malgré une remontée modérée de la croissance de la production attendue pour 2013-14, le taux de chômage devrait à nouveau augmenter et le nombre de chômeurs dans le monde s’accroître de 5,1 millions en 2013 pour dépasser les 202 millions, et 3 millions supplémentaires en 2014

DE grands décalage entre les compétences et les besoins réels du marché du travail. C’est le constat dressé par le dernier rapport en date de l’Organisation internationale de l’emploi (OIT). «Ces décalages de compétences signifient que les demandeurs d'emploi ont besoin de plus de temps pour trouver un nouvel emploi ce qui, par ricochet, alimente le chômage de longue durée», constate Theo Sparreboom, économiste du travail, l'un des auteurs des Tendances mondiales de l'emploi 2013 récemment publiées par l'OIT. Ce rapport est une édition spéciale justifiée par la résurgence de la crise en 2012, selon ses auteurs. En effet, l’année 2011 a vu un fléchissement de la reprise, suivi par un plongeon de la croissance et de l’emploi l’année suivante. Le chômage a de nouveau augmenté de 4,2 millions au cours de l’année 2012.
Au cours de l’année écoulée, la croissance mondiale a décéléré et le chômage est reparti à la hausse, laissant au total 197 millions de personnes sans emploi en 2012. De plus, environ 39 millions de personnes ont quitté le marché du travail parce que les objectifs d’emploi s’avéraient inaccessibles, creusant un déficit mondial de 67 millions d’emplois depuis 2007. Malgré une remontée modérée de la croissance de la production attendue pour 2013-14, le taux de chômage devrait à nouveau augmenter et le nombre de chômeurs dans le monde s’accroître de 5,1 millions en 2013 pour dépasser les 202 millions, et 3 millions supplémentaires en 2014.
Un quart des 4,2 millions sans emploi en 2012 dans le monde se trouvait dans les économies avancées, contre trois-quarts dans les autres régions. Les régions qui ont réussi à prévenir une nouvelle hausse du chômage ont souvent enregistré une dégradation de la qualité des emplois, avec l’augmentation de l’emploi vulnérable et du nombre de travailleurs vivant sous ou tout près du seuil de pauvreté.
Beaucoup de travailleurs ayant perdu leur emploi à cause de la crise ne possèdent pas les qualifications qu'exige aujourd’hui le marché du travail. Résultat: plusieurs économies développées voient se multiplier les offres d'emploi à pourvoir, mais leurs taux de chômage ne reculent pas pour autant. Ils sont parfois même orientés à la hausse.
Parmi les plus touchés figurent les jeunes ayant acquis l’essentiel de leur éducation et leur formation avant de commencer à travailler ou qui sont en début de carrière. Dans des pays comme les Etats-Unis et l'Espagne, les travailleurs des secteurs du bâtiment ou de la finance ont été parmi les premiers frappés par la crise, à fin 2008 et en 2009. Quand ils ont perdu leur emploi, ils se sont rendu compte que les secteurs qui avaient été épargnés par la crise ne recherchaient pas les compétences qu’ils possédaient, soulignent les auteurs du rapport de l’OIT. Dans certains cas, les travailleurs se sont déplacés vers d'autres régions ou pays, là où des emplois étaient disponibles dans leur domaine, comme ce fut le cas d'Espagnols partant pour l'Allemagne ou même de travailleurs portugais se rendant en Angola. Certains ont même consenti à un «déclassement professionnel», acceptant un emploi à un niveau de compétences inférieur à celui d'avant, ce qui va conduire à une multiplication des travailleurs surqualifiés. La question de l'inadéquation des qualifications a retenu toute l'attention des économies développées du fait de la crise qu'elles traversent, mais c'est un problème qui affecte le marché du travail dans tous les pays.

Phénomène transitoire

 

Le décalage de compétences peut n’être qu’un phénomène transitoire s’il est correctement traité, préconisent les experts de l’OIT. Des politiques éducatives bien ciblées peuvent contribuer à régler la question en garantissant aux demandeurs d’emploi qu’ils pourront trouver du travail dans les secteurs les plus dynamiques de l’économie. Mais comme le nombre de travailleurs sans emploi augmente et que les périodes de chômage s’allongent, il devient de plus en plus difficile de résoudre le problème. Pour les pays, l’enjeu consiste à lier les compétences à la productivité, à l’emploi et au développement. La clé, c’est la coordination des politiques et l’implication des partenaires sociaux et des principaux acteurs dans le développement des compétences.

A. E.

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