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Mazars récolte les fruits de son «printemps arabe»

Par L'Economiste | Edition N°:3966 Le 12/02/2013 | Partager

Elus par leurs pairs, Kamal MOKDAD, associé-gérant (à gauche) et Nabil BAYAHYA, associé, pilotent le comité exécutif du cabinet. «Nous voulons démontrer au marché l’efficacité de notre modèle et le convaincre de notre différenciation fondée sur l’excellente technique et la proximité avec le client» 

C’est l’acteur qui titille actuellement le club des « Big-Four» au Maroc (voir tableau en page II). Après avoir bien négocié la transition avec le départ à la retraite de son associé-fondateur, Mazars est en pleine croissance. A l’image du Maroc, le cabinet a passé sans encombre son «Printemps arabe». Dans l’audit, il a gagné de gros clients dans le secteur bancaire et maintient ses positions dans le conseil dans le secteur public. Les deux membres du comité exécutif (élus par les associés) Kamal Mokdad, associé-gérant et Nabil Bayahya, expliquent les ingrédients de ce succès.

 

- L’Economiste: Quels ont été les points difficiles à gérer pendant la transition lors du départ de l’associé-fondateur?
- Kamal MOKDAD et Nabil BAYAHYA:
La perte de pouvoir a été peut-être pas le plus difficile, mais le plus délicat. Et c’est normal, personne n’abandonne facilement le pouvoir. L’intelligence de Masnaoui a été d’accepter de passer la main. Il a fallu discuter et argumenter afin que tout se passe de la manière la plus indolore et la plus responsable possible. Un des éléments qui nous a aidés, et c’est une particularité de la maison, l’intérêt collectif prime avant tout sur l’intérêt individuel. A aucun moment on a senti le décrochage.

- Quel lien organique existe-t-il aujourd’hui entre Mazars et l’associé-fondateur du cabinet?
- Aucun. Masnaoui n’exerce plus de responsabilité opérationnelle au sein du cabinet. Il est président honoraire pour trois ans. Il a passé la main avec beaucoup de responsabilité, il faut le reconnaître.

 

- Mazars est en pleine croissance au Maroc, et comme toute entreprise en développement, cette phase connaît des turbulences.
- Parlons plutôt de réajustements. Nous sommes convaincus que le développement ne doit pas se faire au détriment de la qualité. Nous voulons démontrer au marché l’efficacité de notre modèle et le convaincre de notre différenciation fondée sur l’excellente technique et la proximité avec le client.
Ceci étant, l’excellente technique ce n’est pas juste que de l’expertise, c’est aussi la prise en considération de l’environnement du client, la compréhension des données sociologiques et de ses spécificités. Cet élément là, vous ne le trouverez dans aucune matrice ou modèle décrit dans les ouvrages de management.
Mazars est un cabinet international mais avec un ancrage local très fort. Notre croissance au cours de ces trois dernières années est la résultante de ce positionnement alors que nous étions dans une phase de transition. Dans l’audit, notre cabinet est aujourd’hui une référence dans le secteur financier. Dans la partie conseil, nous avons des positions très fortes dans le secteur public. Le challenge était de gérer le présent et sécuriser le futur. C’est ce challenge que nous avons réussi.

- Vous figurez dans le trio de tête des acteurs du marché au Maroc. Le prochain objectif c’est devenir numéro un?
- Non (catégoriquement). L’enjeu n’est pas de faire la course à la taille, mais de diversifier notre offre pour accompagner nos clients dans leur développement au Maroc et à l’international, construire ensemble une relation de partenariat. Et si cela peut nous amener à la première place, tant mieux.
Pour nous, la reconnaissance c’est lorsqu’un client nous consulte pour lui proposer une offre de prestation ou l’accompagner dans la réflexion sur sa stratégie.

 

- Avez-vous des ambitions sur l’Afrique puisque beaucoup de vos clients, dans la banque notamment, y sont déjà?
- Le marché africain est plus qu’un axe de réflexion, c’est un axe de développement stratégique de notre développement. Mazars est déjà bien implanté sur le continent, notamment dans la zone UEMOA. Depuis Casablanca, nous travaillons en synergie avec les bureaux Mazars implantés dans cette région où nous avons par ailleurs réalisé plusieurs missions.
La dernière en date est l’accompagnement du groupe Banque Populaire pour l’acquisition de plusieurs établissements, avec Maroc Telecom, etc. Nous avons également audité des projets soutenus par le Fonds mondial de lutte contre la tuberculose, etc. Oui, l’Afrique est clairement un axe majeur de notre développement. A l’origine, le réseau Mazars a grandi avec l’accompagnement des groupes français à l’international. Nous sommes sur la même trajectoire.

- Qu’est-ce qui fait la différence sur le marché de l’audit ?
- Très clairement, la qualité de l’expertise technique, l’écoute du client. Les entreprises ont beaucoup évolué, elles ne cherchent pas qu’une attestation ou une signature internationale. Elles exigent une vraie valeur ajoutée. 

 

 

Propos recueillis par  Abashi SHAMAMBA

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