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    La riposte de «Price» face à la concurrence

    Par L'Economiste | Edition N°:3966 Le 12/02/2013 | Partager
    PwC nomme un membre de son board mondial au Maroc
    Objectif: Tripler les revenus du cabinet d’ici cinq ans
    Casablanca sera un hub pour le développement en Afrique

    Noël Albertus, associé gérant chez PwC Maroc : «Des réflexions  sont menées au sein de la  profession  et des régulateurs sur ce que doit être le rôle de l’auditeur et l’étendue de sa mission. Ces débats sont toujours en cours et conduiront  peut-être  à des évolutions au sein de la profession» 

    Noël Albertus dirige le bureau PwC Maroc depuis le 1er janvier 2013. Membre du board mondial de la multinationale de l’audit et du conseil, il se fixe comme objectif de tripler les revenus du cabinet d’ici cinq ans en accélérant la croissance dans tous les métiers. Mais il va falloir compter avec la pression d’une concurrence qui gagne des positions. Pour le réseau PwC, Casablanca est en train de devenir une plateforme de développement pour son activité au Maghreb et en Afrique sub-saharienne.

     

    - L’Economiste: Dans quel état se trouve la maison PwC? On a l’impression qu’elle a perdu un peu de sa superbe…
    - Noël Albertus: Mon prédécesseur Fouad Arfaoui qui nous quitte pour une retraite bien méritée et nos quatre associés Moulay Bouraqadi, Mahat Chraibi, Reda Loumani et Leila Sijelmassi ont mené un gros travail d’organisation et de développement. PwC a retrouvé sa place dans les métiers de l’audit, de l’expertise comptable, du conseil et du juridique et fiscal. Nous nous développons également  très rapidement dans le conseil en fusions et acquisitions  et sommes intervenus  sur les principales transactions de ces dernières années. Nous accompagnons des entreprises de toutes tailles, marocaines ou étrangères dans leur développement au Maroc ou en Afrique. Notre bureau de Casablanca est en train de devenir la clé de voûte de notre développement au Maghreb et en Afrique. Donc je ne pense pas que PwC ait perdu de sa superbe, bien au contraire!

    - Comment tout cela va se traduire au plan opérationnel?
    - Au sein du réseau PwC, la France, le Maghreb et l’Afrique francophone  appartiennent au même espace économique, ce qui accroit notre force de frappe et notre capacité à investir  pour nos clients. A titre d’exemple, nos missions de conseil au Maroc et en Afrique sont très souvent réalisées par des équipes mixtes, locales et françaises.

     

    - Que représente aujourd’hui PwC au Maroc en honoraires?
    - Pour des raisons de confidentialité et comme l’ensemble de notre profession, nous  ne communiquons pas sur notre chiffre d’affaires. Nous employons à Casablanca une centaine de collaborateurs, répartis à parité entre les métiers de l’audit et du conseil. Nous retrouvons cette répartition dans l’ensemble du réseau PwC.

    - Quels sont les objectifs que vous vous fixez à moyen terme?
    - Nous avons aujourd’hui un taux de croissance à deux chiffres et ambitionnons de tripler nos revenus d’ici cinq ans, grâce notamment à notre développement en Afrique sub-saharienne. Nous allons continuer à investir  dans tous  nos  métiers de l’audit et du conseil même si les taux de croissance du marché de l’audit sont moins importants que ceux du conseil, l’audit reste une priorité pour nous. Le développement de cette activité est  sous la responsabilité de mes deux associés Leila Sijelmassi et  Moulay Bouraqadi. Dans le domaine du conseil, dirigé par mon associé Reda Loumany, nous intervenons principalement dans trois domaines : la maîtrise des risques, les programmes de transformation (stratégie des opérations, optimisation  des coûts …) et les  opérations de fusions et acquisitions et restructurations. Pour le moment, nous intervenons sur les missions les plus importantes avec des équipes françaises et marocaines. J’ambitionne dans un futur proche  de pouvoir utiliser davantage de ressources au Maroc et en Afrique. Je n’oublie pas nos activités juridiques et fiscales  dirigées par mon associée Mahat Chraibi et qui connaissent un taux de  croissance très élevé, notamment soutenu  par le marché des fusions et acquisitions. Je finirai en disant que notre  développement va dépendre de notre capacité à recruter les meilleurs talents  dans les mois et les années qui viennent.
    - On reproche aux «Big Four» leur stratégie de «guichet unique» qui consiste à rentrer chez un client par l’audit pour finir par lui vendre du conseil en s’affranchissant des règles d’incompatibilité.
    - Le principal actif de PwC est sa marque et l’image de sérieux, d’éthique  et de rigueur qu’elle véhicule .Nous sommes donc très stricts  sur le respect des règles d’indépendance. Nous respectons la réglementation qui s’impose à nous dans les différents pays où nous intervenons, le Maroc n’y fait pas exception. Nous intervenons chez nos clients soit comme auditeur, soit comme conseil mais pas les deux. Nous avons par ailleurs des procédures très strictes en terme de contrôle interne et de contrôle de qualité.

    La crise financière et les auditeurs

     

    «BIEN évidemment, les auditeurs n’ont aucune responsabilité dans la crise des subprimes. Je vous rappelle que les auditeurs ne peuvent pas s’immiscer dans la gestion des entreprises  et  voit leur rôle limité à la certification  des comptes. Toutefois, cette crise a mis en lumière que le travail des auditeurs est mal compris  et  mal connu.
    Des réflexions  sont menées au sein de la  profession  et des régulateurs sur ce que doit être le rôle de l’auditeur et l’étendue de sa mission. Ces débats sont toujours en cours et conduiront  peut-être  à des évolutions au sein de la profession».

    Propos recueillis par Sanaa EDDAIF et Abashi SHAMAMBA

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