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    Politique Internationale

    Egypte: Pas d’issue pacifique à la crise

    Par L'Economiste | Edition N°:3961 Le 05/02/2013 | Partager
    Les manifestations se poursuivent : 60 morts depuis le 24 janvier
    Pour l’opposition, pas de dialogue sans un gouvernement du salut national

    PAS de règlement par le dialogue de la crise égyptienne. L’engagement pris jeudi 31 janvier par toutes les fractions politiques d’organiser une sortie de la crise sans violence est tombée à l’eau. Le pays ne connait plus le calme que par intermittence. Chaque fois que ses forces politiques en opposition semblent prendre du recul, une nouvelle vague de manifestations éclate, souvent dispersées aux gaz lacrymogènes. Une soixantaine de personnes a péri lors des troubles qui sévissent dans tout le pays depuis le 24 janvier, soit la veille du deuxième anniversaire de la révolte égyptienne. La diffusion d’images d’un homme nu battu par la police vendredi dernier au Caire a remis de l’huile sur le feu, creusant un peu plus le fossé entre le pouvoir et l’opposition. Pendant ce temps, les deux partis se rejettent la responsabilité des évènements. Le Parti de la liberté et de la justice (Plj), le bras politique du parti des frères musulmans dont est issu le président Mohamed Morsi, accuse l’opposition de sabotage. Selon ce parti, le seul but des opposants de Morsi est d’ «accéder à la présidence par la force après leur échec aux urnes».
    Amr Moussa, l’un des dirigeants de cette opposition du Front du salut national (Fsn), atténue ses propos. Pour lui, cette faction constituée majoritairement de gauches et de laïques «n’est pas en conflit avec la présidence». Pourtant, ses adeptes se réapproprient les slogans mythiques qui ont entrainé la chute de l’ex-président Hosni Moubarak. Mais ils expliquent que le moteur de leur ambition politique n’est pas la présidence en soi, mais la mainmise de Morsi sur le pouvoir. Pas de dialogue, donc, sans qu’un gouvernement du salut national n’est pas mis en place, et que les «vrais» fauteurs de troubles ne soient jugés, «à commencer par Mohamed Morsi et son ministre de l’Intérieur Mohamed Ibrahim». D’autant plus qu’ils estiment que le président égyptien n’en est réalité président que de son parti, tant il marginalise toutes les autres factions du peuple. D’ailleurs, la légitimité de la Commission de rédaction de la Constitution et du Sénat doit être révisée par la Haute cour constitutionnelle, en raison de leur forte composante islamique et de la non représentativité d’une importante partie de la société égyptienne. Cependant, le verdict est constamment reporté, depuis le 2 décembre, en raison des pressions des islamistes. La dernière date annoncée est le 3 mars.


    Rime AIT EL HAJ

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