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    Economie Internationale

    Pays émergents
    Les consommateurs ont repris confiance

    Par L'Economiste | Edition N°:3961 Le 05/02/2013 | Partager
    37% prévoient une amélioration de leur situation financière, selon une enquête de Credit Suisse
    Les plus optimistes: le Brésil, la Chine, l’Indonésie et l’Arabie Saoudite
    Les moins confiants: les consommateurs sud-africains, russes et turcs

    Source: Crédit Suisse «Emerging Consumer Survey 2013»

    Ce qui ressort également de l’étude est l’optimisme plus marqué des segments à hauts revenus dans tous les pays. Les perspectives présentées par les groupes à bas revenus sont différentes. En Afrique du Sud, en Inde, en Russie et en Turquie, les perspectives vont de très pauvres à «en difficulté». Au Brésil, en Indonésie et en Chine, elles semblent plus positives. Au Brésil, notamment, les groupes à bas revenus sont presque aussi optimistes que les ménages à hauts revenus

    COFACE avait déjà annoncé que les pays émergents afficheront une croissance à la fois vive et durable, à +5,2%. L’un des moteurs de la croissance dans ces pays c’est la classe moyenne (cf, notre édition N° 3954 du 23/01/2013). L’enquête sur «les consommateurs émergents 2013» de Credit Suisse vient confirmer cette tendance.
    Les consommateurs des pays émergents ont repris confiance au cours de l’année passée. Sur plus de 14.200 adultes interrogés dans huit pays, 37% prévoient une amélioration de leur situation financière dans les six prochains mois, tandis que 9% s’attendent à une dégradation.
    La surperformance de la consommation dans les marchés émergents devrait s’accélérer dans les 12 prochains mois pour quatre raisons. D’abord le dynamisme des principaux indicateurs puis les salaires réels et la croissance des revenus dans les pays émergents restent supérieurs à ceux des pays développés. Ensuite, la Chine s’efforce de prendre des mesures d’incitation de la consommation des ménages et les pays développés vieillissants et surendettés continuent à pâtir de l’ajustement à la baisse des dépenses des ménages. Sur les huit pays concernés par l’étude, les plus optimistes concernant les perspectives financières sont le Brésil, la Chine, l’Indonésie et l’Arabie Saoudite. Au Brésil, 66% des sondés prévoient une amélioration de leur situation financière dans les six prochains mois. Le pourcentage de consommateurs chinois, indonésiens et saoudiens qui prévoient une amélioration de leur situation financière dans les six prochains mois atteint respectivement 44%, 42% et 33%. A l’autre extrémité, les moins confiants sont les consommateurs sud-africains, russes et turcs. Les résultats montrent aussi que le nombre de Sud-africains qui prévoient une dégradation de leur situation financière (22%) est presque équivalent à celui de ceux qui s’attendent à une amélioration (28%) dans les six prochains mois. «Cela nous rappelle un peu les résultats de l’étude menée en 2010 concernant l’Egypte», selon les auteurs de l’enquête. Près de 38% des Egyptiens prévoyaient une dégradation de leur situation financière contre 12% qui pensaient qu’elle allait s’améliorer. «Même s’il est risqué de faire des comparaisons, nous nous souvenons de l’instabilité sociale qui avait émergé en Egypte au printemps 2011. Nous avons bien sûr depuis été témoins des grèves qui se sont succédé en Afrique du Sud au 2e semestre 2012», expliquent-ils.

    Les pays émergents scindés

     

    VOILÀ un avis différent. L’ensemble des émergents n’est plus un moteur de la croissance mondiale! C’est ce que tient à analyser Patrick Artus, chef économiste chez Natixis dans sa note économique: «Quatre groupes de pays émergents». Il y précise d’ailleurs que le premier groupe d’émergents (Corée, Taïwan, Turquie, Pays d’Europe Centrale) souffre de la faiblesse du commerce mondial et l’entretient. Le second groupe d’émergents (Indonésie, Malaisie, Vietnam, Philippines) doit sa croissance au transfert d’activités depuis des pays émergents à coûts salariaux élevés, ce qui ne génère pas de stimulus global. De même, le troisième groupe d’émergents  (Inde, Brésil, Argentine, Russie) souffre de problèmes structurels spécifiques et durables et enfin, la croissance chinoise devient domestique et ne tire plus la croissance mondiale.

    Fatim-Zahra TOHRY

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