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    Résultats annuels: Sofac fait mieux que le marché
    Entretien avec Hicham Karzazi, DG

    Par L'Economiste | Edition N°:3961 Le 05/02/2013 | Partager
    Sa production progresse depuis 2010 de 35% contre un recul de 2% de celle du secteur
    Les bénéfices subissent, en revanche, le coup d’un changement de méthode comptable
    Développement des synergies avec CIH et Al Barid Bank en perspectives

    Hicham Karzazi, DG de Sofac: «C’est en raison d’un décalage de 13,6 millions de DH entre les montants de commissions effectivement payés et ceux comptabilisés en compte de charge que nous avons entamé une harmonisation comptable» 

    Année positive pour Sofac. En dépit du léger recul des bénéfices nets à 10,6 millions de DH, principalement en raison d’un changement de méthode comptable, la filiale du CIH réalise des agrégats financiers en forte progression. A commencer par la production qui bondit de 35% atteignant pour la première fois 1,6 milliard de DH. Progression équivalente pour le PNB (31%) qui ressort à plus de 138 millions de DH. Hicham Karzazi, DG de la société de financement, revient notamment sur les raisons de ces progressions, sur l’impact du changement de comptabilisation ainsi que sur les perspectives.         

     

    - L’Economiste: Qu’est-ce qui explique votre croissance dans un marché en recul?
    - Hicham Karzazi:
    Le plan stratégique élaboré en 2010 a changé la physionomie de l’entreprise et son business model. En effet, les produits commercialisés ont bénéficié d’un travail d’innovation pour mieux répondre aux attentes de notre clientèle. Parallèlement, les réseaux de distribution ont été restructurés afin d’assurer la proximité et la  réactivité  indispensables à l’exercice de notre métier. Et enfin, ces travaux ont été accompagnés par une nouvelle plateforme de communication qui a permis de réhabiliter l’image de la marque Sofac auprès du grand public. En interne, un travail de fond a été mené sur les volets: process, organisation et gestion du risque, ce qui nous a permis d’optimiser la chaîne de valeur, et de proposer à notre clientèle un produit de grande qualité.

    - Comment est réparti votre chiffre d’affaires? Qu’en est-il de vos parts de marché?
    - Le financement de l’automobile représente approximativement 60% de notre production à fin 2012. La part du crédit non affecté, proposé aux fonctionnaires et aux salariés, s’élève à  40%.
    Durant l’année 2012, Sofac a accéléré davantage sa reconquête des parts de marché. Elle retrouve ainsi sa place en tant qu’opérateur de premier rang dans le secteur du crédit à la consommation.
    En effet, en dépit d’un secteur marqué par une concurrence acharnée, la production nette a maintenu sa forte progression, enregistrant une hausse de plus de 35% pour atteindre 1,6 milliard de DH. Ces bonnes réalisations concernent à la fois les prêts personnels qui progressent de 24% et les crédits automobiles qui se sont appréciés de 43%. C’est donc dans un contexte de marché défavorable, en régression de 2% depuis 2010, que Sofac a réalisé une surperformance deux années consécutives, en faisant évoluer sa part de marché en termes de production nette de 5,44 points entre 2010 et 2012, passant ainsi de 4,68 à 10,12%. En à peine deux ans, nous sommes passés du 7e au 3e rang dans le classement des organismes de crédit à la consommation de la place.
    - Quel est l’impact du décalage entre votre résultat net et votre résultat courant suite au changement de méthodologie comptable?
    - Dans un souci d’harmonisation comptable, nous avons décidé de changer notre méthode de comptabilisation des commissions servies aux apporteurs d’affaires. Ces dernières, et à l’instar de ce que font de nombreux confrères, ont été depuis 2008, malgré leur règlement,  amorties sur la durée de chaque contrat de prêt automobile. Ce qui a créé, à fin 2011, un décalage d’environ 13,6 millions de DH, entre les montants effectivement payés et ceux comptabilisés en compte de charge. Cet encours sera amorti partiellement dès l’exercice 2012, à travers la constatation d’une charge non courante d’un montant de 4,5 millions de DH. Par ailleurs, les commissions payées lors de ce même exercice seront constatées entièrement ce qui induira un impact sur notre résultat courant de 3,5 millions de DH. A isopérimètre, le résultat courant et le résultat net auraient respectivement évolué de 33 et 68% entre 2011 et 2012.

     

    - Quelles sont vos perspectives en termes de stratégie et d’objectifs?
    - Sofac est maintenant un challenger de taille sur la place, l’objectif principal est de continuer à soutenir son ascension en proposant au grand public des produits innovants et adaptés à leurs besoins de consommation, tout en veillant à encadrer ses offres de crédit en fonction des revenus et des capacités de remboursement de chaque type de clientèle. Le développement de Sofac se fera également par la consolidation des synergies groupe avec Al Barid Bank et CIH.


    Propos recueillis par Moulay Ahmed BELGHITI

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