×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Analyse

    Logistique: L’Agence active ses chantiers

    Par L'Economiste | Edition N°:3961 Le 05/02/2013 | Partager
    4 contrats régionaux seront lancés au premier semestre
    1.000 ha mobilisés pour les zones multiflux de Casablanca
    L’Observatoire de la logistique pour bientôt

    Younes Tazi, DG de l’AMDL : «L’objectif de limiter le coût de la logistique à 15% du PIB au cours des premières années d’exécution de la stratégie est certes ambitieux, mais il reste accessible» 

    L’Economiste: L’Agence marocaine pour le développement de la logistiques (AMDL) est-elle enfin opérationnelle?
    - Younès Tazi:
    Nous sommes aujourd’hui assez avancés dans l’élaboration des outils de gestion et de fonctionnement de l’Agence notamment son organigramme, le statut de son personnel et son budget 2013 qui devraient être adoptés par le conseil d’administration au cours des prochaines semaines. L’Agence procédera par la suite, et le plus rapidement possible, à la constitution de ses ressources humaines. Mais sans attendre l’opérationnalisation à 100% de l’AMDL, et grâce à l’appui de la Task Force Logistique, nous avons déjà entamé en parallèle l’activation des différents chantiers de la stratégie.

     

    - Quels seront les chantiers sur lesquels vous allez vous atteler en priorité ?
    - En plus de la mise en place de l’Agence, le plan d’action à court terme couvre plusieurs volets. Nous visons le démarrage courant 2013 de  l’Observatoire marocain de la compétitivité logistique, piloté par un comité public-privé. Le secrétariat sera assuré par l’AMDL, tandis que la présidence reviendra au privé. Des projets de statuts et d’organisation de cet Observatoire sont déjà élaborés et feront incessamment l’objet de concertation avec la CGEM. L’Agence procède, par ailleurs, en  collaboration avec le patronat, au démarrage des travaux des comités spécifiques à chacun des contrats d’application sectoriels et régionaux. Ce qui permettra d’avancer sur la formation et les supply-chain des principaux flux de marchandises, ainsi que sur le développement des zones logistiques régionales. Au niveau des zones logistiques, la mobilisation du foncier nécessaire se poursuit, en particulier pour les régions de Rabat-Kénitra, Agadir, Tanger-Tétouan et Fès-Meknès. Ceci en parallèle à la dynamisation des études et de la réalisation des premières plateformes dans la région du Grand Casablanca. A ce titre, la réalisation d’une offre d’immobilier logistique destinée aux opérateurs privés et constituée d’entrepôts près à l’emploi à Zenata est en cours.

     

    - Le problème du foncier a-t-il été réglé?
    - Près d’un tiers des besoins en foncier recensés à l’horizon 2030 pour la réalisation des zones logistiques a été mobilisé. Environ 1.000 ha de foncier, en majorité public, ont été identifiés et réservés pour le développement des zones logistiques multi-flux dans la région de Casablanca. En outre, 1.100 ha supplémentaires sont en cours de mobilisation en faveur des régions de Rabat-Kénitra, Agadir, Tanger-Tétouan et Fès-Meknès. L’Agence se fixe comme objectif, en partenariat avec les acteurs concernés, la conclusion des contrats d’application de ces régions durant le premier semestre 2013.
    Nous disposons aujourd’hui de deux zones en cours de réalisation dans le cadre de cette stratégie. Il s’agit des plateformes logistiques de Zenata et Mita. Des études sont en cours pour le lancement d’autres zones particulièrement dans la région de Casablanca.

     

    - Ramener le coût de la logistique à 15% d’ici 2016, est-ce que c’est jouable?
    - Le coût logistique global au Maroc pesait en 2009-2010 pour près de 20% du PIB. Depuis, notre pays a réalisé de grandes avancées, notamment en termes de développement des infrastructures de transport, de réformes du secteur et de développement des services et des installations logistiques. Je pense que ce chiffre a dû s’améliorer depuis, mais nous attendons le début des activités de l’Observatoire pour avoir une évaluation exacte. L’objectif de limiter le coût de la logistique à 15% du PIB au cours des premières années d’exécution de la stratégie est certes ambitieux, mais il reste accessible. Concernant les différents objectifs de la stratégie, les contrats d’application régionaux et sectoriels permettront d’en confirmer la pertinence et d’apporter les adaptations requises, si cela s’avère nécessaire. 

    Réalisations en chiffres

    1 contrat sectoriel signé sur 7.
    1 contrat régional signé, 4 en cours.
    1/3 du foncier identifié à l’horizon 2013 mobilisé.
    2,5 milliards DH d’investissements publics pour les zones logistiques de Casablanca.
    14 ha construits pour la 1e tranche de la plateforme logistique de la SNTL à Zenata. La 2e tranche est en cours de réalisation, avec une offre de foncier au privé de 7 entrepôts (6 000 m2 chacun).
    12 ha en cours de construction pour la 1e tranche de la zone logistique MITA de l’ONCF.

    Propose recueillis par Ahlam NAZIH

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc