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Politique

USFP: Lachgar domine les structures du parti

Par L'Economiste | Edition N°:3954 Le 23/01/2013 | Partager
La démission de Réda Chami du Bureau politique en est la preuve
Son élection démystifie le poste de premier secrétaire de l’USFP
Emergence d’une nouvelle élite qui prend les commandes

Réconcilier les militants entre eux après l’épreuve du 9e Congrès, remettre le parti en marche, préparer les prochaines élections,… autant de défis que doit relever le nouveau premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar

AVEC la fin du 9e Congrès, l’USFP n’est pas encore sortie de la zone de turbulences. A peine l’élection des 33 membres du Bureau politique (BP) connus, voilà que Ahmed Réda Chami jette l’éponge. En effet, l’ancien ministre a démissionné du BP, mais reste membre de la Commission administrative de l’USFP. Les motifs invoqués ont trait au fait qu’il s’est retrouvé le seul de son groupe à accéder à cette instance décisionnelle. Ses amis que sont notamment Ahmed Zaïdi, candidat malheureux à la succession de Abdelouhad Radi, l’ancien ministre Mohamed Ameur, les députés Hassan Tarik,  Abdelali Doumou et Ali El Yazghi n’ont pu obtenir leur ticket d’entrée au Bureau politique. Et donc, minoritaire, Ahmed Réda Chami n’aura pas de marges de manœuvre ni de poids pour imposer ses vues. Il a considéré que sa voix ne sera pas audible face à une majorité acquise à Lachgar. Il est conscient que même si le BP exécute la politique du parti, le dernier mot revient au premier secrétaire.
De manière générale, le démissionnaire n’a pas apprécié le déroulement des élections de la Commission administrative et du BP, qui ont démontré une hégémonie du courant de Driss Lachgar sur l’ensemble des structures du parti.
Il est encore trop tôt pour mesurer l’impact de ce nouvel équilibre des forces sur le groupe parlementaire de la Chambre des représentants qui est toujours présidé par Ahmed Zaïdi. Dans cette structure, les opposants de Driss Lachgar constituent le noyau dur, des éléments dynamiques qui auraient pu apporter une plus-value s’ils étaient élus au BP. Mais les règles de la démocratie ont dicté leur dernier mot. D’ailleurs, l’élection de Driss Lachgar à la tête du parti tourne définitivement la page des leaders historiques comme Mohamed El Yazghi, Abdelouahad Radi… C’est une nouvelle élite qui prend les commandes. D’anciens militants mais pas assez connus ont fait leur entrée au Bureau politique. C’est dire qu’un verrou vient de sauter: le poste de premier secrétaire est, du coup, démystifié. Dorénavant, les électeurs-militants du parti dicteront leur choix. D’ailleurs, le 9e Congrès a marqué un tournant dans la vie de l’USFP. Il a coupé avec la règle sacrée qui imposait le consensus sur un nom pour diriger le parti. C’est la première fois que les socialistes vivent l’expérience d’élire leur chef de manière démocratique, de choisir un parmi quatre candidats.
Aujourd’hui, l’USFP est à la croisée des chemins. Le nouveau patron parviendra-t-il à conserver l’unité du parti et à réconcilier les différentes tendances qui s’opposaient pour le leadership? Car, l’histoire récente a démontré que plusieurs partis ont été créés à la suite de scissions post-congrès de l’USFP. Ainsi, les militants mécontents qui avaient claqué la porte avaient fini par créer de nouveaux partis: Ahmed Benjelloun (PADS), Noubir Amaoui (Moatamar ittihadi), Abdelmajid Bouzoubaâ (Parti socialiste), Abdelkrim Benatik (Parti travailliste) et Mohamed Sassi (Fidélité à la démocratie avant d’intégrer le PSU).
Driss Lachgar doit faire preuve d’agilité et de diplomatie pour éviter que l’USFP ne finisse par éclater, lui qui a misé sur la réconciliation de tous les militants, mais aussi la réunification de la grande famille de la gauche. L’autre défi qui l’attend porte sur la réorganisation du parti. D’ailleurs, le premier secrétaire veut mettre de l’ordre dans ses structures, mais aussi remettre en marche les sections dans les régions. Dernier challenge, réussir les élections communales qui sont programmées pour cette année. Un calendrier serré, mais Lachgar aura assez de temps pour bien se préparer aux prochaines législatives.

Les femmes du BP

LA nouveauté du 9e Congrès de l’USFP a porté sur la place de la femme au sein du Bureau politique. En effet, le parti a décidé de consacrer aux femmes 33,33% des postes dans cette instance décisionnelle. C’est ainsi que 11 femmes ont intégré le nouveau BP. C’est un grand pas et aucun parti n’est arrivé à ce niveau de représentation féminine avant d’atteindre totalement la parité. Les nouvelles têtes d’affiche sont notamment Hasna Abou Zaid, Wafa Hajji (présidente de l’Internationale siocialiste), Hanane Rihab (journaliste) et Badia Radi (journaliste).


Mohamed CHAOUI

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