×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Le CMC plus optimiste sur la croissance

Par L'Economiste | Edition N°:3954 Le 23/01/2013 | Partager
Deux leviers: la campagne agricole et la demande intérieure
Il prévoit une hausse de 4,8% du PIB

UNE croissance à 4,8% en 2013! Les prévisions du  Centre marocain de conjoncture (CMC) sont plus optimistes que celles du gouvernement et du budget économique exploratoire du Haut commissariat au plan qui tablent respectivement sur un taux de croissance du PIB de 4,5 et 4,3%. Pour le CMC, ce niveau de croissance pourrait être le point de départ d’un nouveau cycle ascendant, mais à condition que l’économie nationale mène des réformes structurelles pour améliorer le climat des affaires et les conditions de prise de risque par les investisseurs. 
Le niveau de croissance prévu par le CMC est conditionné par deux facteurs: la campagne agricole et le comportement de la demande interne. Pour le premier, les pronostics tablent sur un net redressement de la valeur ajoutée agricole et des activités qui lui sont liées. La situation pluviométrique favorable observée depuis le début de la saison augure d’une bonne récolte céréalière et, donc, d’une reprise de l’ensemble du secteur primaire. La valeur de l’ensemble des activités primaires augmenterait de 14% en termes réels. Une progression qui interviendrait après un recul de 5% de la production agricole en 2012. 
Le deuxième facteur est lié à la demande intérieure qui devrait bénéficier des effets induits de la reprise du secteur primaire. L’investissement augmenterait ainsi en valeur nominale de 7,9% sous l’effet de reprise des flux de capitaux étrangers et du redressement de l’investissement. La consommation des ménages devrait connaître un accroissement de 9,2%. Ce qui se traduirait  par une hausse de la consommation réelle de près de 7%.
Dans ce schéma dressé par le CMC, les activités industrielles, de commerce et de services seraient néanmoins confrontées à des difficultés: contraction de la demande extérieure à cause du ralentissement de la croissance chez les partenaires du Maroc ainsi qu’une perte de la compétitivité sur les marchés pertinents. Les activités secondaires devraient également faire face à l’affaiblissement des capacités d’absorption du marché intérieur. Et ce, en raison d’une «détérioration sensible du pouvoir d’achat des différentes catégories socioéconomiques». Le taux de croissance pour l’ensemble des branches industrielles serait de 2,8% contre 3,6% en 2012.
Cette contraction de la demande et des débouchés devrait impacter surtout les industries manufacturières, les services aux entreprises et, dans une moindre mesure, le BTP. Dans ce secteur, l’activité serait soutenue en 2013 avec un rythme de croissance de 5,2%.

L’inflation repartirait à la hausse

DANS ses prévisions, le Centre marocain de conjoncture table sur un taux d’inflation de 3%. Un niveau auquel il faudrait s’attendre dans l’hypothèse d’un redressement sensible de la demande intérieure ainsi que d’un renchérissement des produits importés. De son côté, le déficit commercial va continuer à se creuser et pourrait même dépasser la valeur des importations, souligne le CMC.  Les flux des importations seraient sur la même tendance que l’année dernière et s’accroîtraient en valeur courante de 12,6%. Quant aux exportations, leur volume augmenterait de 4%. L’offre exportable va continuer à souffrir du manque de compétitivité.

K. M.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc