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Economie

La croissance est désormais dans les pays émergents
DNES à Paris, Mohamed BENABID

Par L'Economiste | Edition N°:3954 Le 23/01/2013 | Partager
La Coface parie sur de fortes évolutions pour 2013
L’Afrique sub-saharienne prometteuse

Le potentiel de croissance semble important dans les pays émergents: la Chine en premier avec 8,5% prévus pour 2013 suivie de l’Inde et l’Afrique sub-saharienne. De l’autre côté, la zone euro connaîtra encore la récession

L’Europe sera encore en récession en 2013,  même s’il ne s’agit pas véritablement de la crise systémique telle que nous l’avons connue ces dernières années. A l’occasion de la conférence sur le risque pays, organisée lundi 21 janvier à Paris, le groupe d’assurance crédit Coface table sur un recul de 0,1% de croissance pour la zone euro (-0,3%  l’année dernière). La Coface prend en compte pour son évaluation le nombre de défaillances d’entreprises, les prévisions macroéconomiques ainsi que le climat des affaires.
L’ Espagne et l ‘Italie en particulier sont en mauvaise posture, ce qui a d’ailleurs poussé Coface à dégrader leurs dernières notes de A4 à B, soit la plus mauvaise note de la zone euro. En Italie, le nombre de défaillances d’entreprises a pratiquement doublé à 12.000 cas depuis juin 2007 tandis que le crédit bancaire est passé sur la même période d’une croissance de 14% à une baisse d’environ 4%.
La bonne nouvelle émane de l’Islande qui voit sa note A4 placée sous surveillance positive.
Le cas de L’Allemagne dont les chiffres de conjoncture au quatrième trimestre 2012 ont donné des sueurs froides et relativise l’euphorie affichée jusque là autour du «made in germany» est un peu différent. Les fondamentaux restent solides avec moins de défaillances d’entreprises, comparativement à la France par exemple. «En revanche, dans le cas de l’Allemagne, certaines défaillances sont particulièrement coûteuses», a souligné l’économiste en chef de la Coface Yves Zlotowski.
Globalement, Il y a plus de risques d’entreprises dans les régions développées que dans  les pays émergents. Un phénomène que Jean Marc Pillu, directeur général de la Coface attribue à la persistance chez les premiers d’un endettement public et privé jugé élevé. Ce dernier a averti d’ailleurs contre ce qui pourrait être le principal risque pour l’année à venir, en Europe du sud particulièrement, le risque social, du fait de la montée du chômage. Par activité,  c’est le secteur de la construction, suivi du retail, de l’agro-industrie, des services, qui semblent concentrer le risque de crédit le plus élevé dans la grille de la Coface, tandis que les secteurs de l’énergie et de l’industrie chimique et pharmaceutique présentent des risques modérés. Aux Etats-Unis, la croissance ne dépasserait pas 1,5%.
A l’inverse, le potentiel de croissance semble important dans les pays émergents: la Chine en premier avec 8,5% prévus pour 2013 (contre 7,7% en 2012) suivie de l’Inde avec 6% et l’Afrique sub-saharienne avec 5,2%!
Le vrai challenge pour cette région est d’arriver, du moins pour certains pays, à soigner les déficits en reformes, ou ce que les analystes de la Coface appellent le retard institutionnel.
L’un des moteurs de la croissance dans les pays émergents, c’est la classe moyenne. Pour donner un exemple, la classe moyenne en Asie est estimée à 500 millions d’habitants, c’est à peu près l’équivalent de la population européenne!
Si les pays émergents résistent, Coface met tout de même en garde les entreprises contre certains risques: les tensions politiques et sociales en matière de gouvernance. «Les classes moyennes sont plus exigeantes en matière de droit, de corruption, de liberté et de transparence. Les institutions politiques des pays émergents sont aujourd’hui mises en demeure de s’adapter à cette nouvelle donne».
Le sujet récurrent du risque politique dans les pays émergents est également revenu dans le jeu des questions-réponses. En 2011 déjà, la Coface avait constaté une hausse de taux d’impayés en Egypte et en Libye notamment. Conséquence du printemps arabe bien évidemment. Pour, 2013, la question est de savoir si les derniers rebondissements au Sahel et la guerre au Mali en particulier impacteraient  les perspectives pour les pays d’Afrique du nord et du Maghreb. «Il n y a aucune raison de le croire. Dans le cas du Maroc en tout cas, les fondamentaux sont solides», a souligné Zlotowski.

                                                                                                       

Maroc, fondamentaux solides

Au Maroc, selon la Coface, l’activité reste cyclique car toujours principalement dépendante des performances du secteur agricole et de la conjoncture dans l’Union Européenne. La croissance demeure en outre tributaire des fluctuations des cours internationaux des phosphates et des hydrocarbures importés. Dans la liste des points faibles, la Coface retient aussi la productivité et la compétitivité insuffisante, la pauvreté et le chômage (en particulier des jeunes, sources de tensions sociales), la vulnérabilité de l’activité touristique à la conjoncture européenne et à d’éventuelles actes terroristes, l’insuffisance des progrès en matière d’environnement des affaires. Au chapitre des vulnérabilités toujours, la capacité de résistance du pays à un retrait brutal de capitaux est moindre, «en dépit d’un régime de change administré et de financement peu volatils».
Dans la liste des points forts, l’institution liste l’engagement de réformes politiques, la politique de stabilité macroéconomique, la stratégie de montée en gamme et de diversification tels que l’automobile, l’aéronautique, l’électronique…
En 2013, la demande intérieure va continuer de soutenir l’activité avec une relative vigueur de la consommation privée et des secteurs de la construction (effet logement social) et de la montée en puissance de l’usine Renault. En outre, l’expansion du port Tanger Med va contribuer à la croissance des services.
Sur le plan des finances publiques, les déficits publics et courants sont jugés importants, mais l’endettement extérieur est gérable.
La Coface estime que le Maroc n’est pas enclin à recourir à la ligne de précaution du FMI. Par ailleurs, le système bancaire marocain, «le plus développé d’Afrique» (hors Afrique du sud), demeure bien capitalisé et rentable, et l’amélioration de la réglementation prudentielle se poursuit. «En revanche, l’essor du crédit immobilier en particulier est porteur de risques ».
Le Maroc est noté A4 pour le risque pays. Pour la cotation moyen terme, le risque est assez faible.

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