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Analyse

L’ambassadeur de l’UE au Club de L’Economiste
Le dialogue politique doit être clair

Par L'Economiste | Edition N°:3954 Le 23/01/2013 | Partager
Le processus de convergence réglementaire à revoir
Appui financier et accompagnement en matière de réduction des inégalités sociales… les piliers de la politique extérieure

Le Programme indicatif national (PIN) 2011-2013 retrace les grandes lignes de la coopération financière convenue entre le Maroc et l’Union européenne pour appuyer 10 programmes dans les domaines social, économique, institutionnel, d’appui à la bonne gouvernance et à la protection de l’environnement. Le gros morceau va surtout  à l’appui institutionnel

Sécurité, prospérité et stabilité. C’est sur ces piliers que repose la politique de voisinage de l’UE, insiste
Eneko Landaburu, ambassadeur de l’UE au Maroc. «L’Europe, même si elle n’est pas influente partout dans le monde, doit avoir un effet rassurant sur ses partenaires», ajoute-t-il. Aussi, la politique extérieure de l’Union repose-t-elle sur quatre axes qualifiés de majeurs par le diplomate. Ce n’est qu’au prix de relations politiques fluides, d’appui financier pour la modernisation de ces pays, d’accompagnement en matière de réduction des inégalités sociales et d’appui pour une gouvernance plus démocratique, que le «muscle se renforce».
La politique de voisinage reste, ainsi, en constante évolution. Pour des relations plus saines et productives entre les deux parties, le dialogue politique (un chapitre clé dans le statut avancé) doit être clair, comme cela est le cas avec le Maroc, indique Landaburu. Un domaine dans lequel des avancées notables ont été réalisées. Dans le futur plan d’action qui devrait être rendu officiel dans les prochaines semaines, ce sont 80 millions d’euros qui seront mis à la disposition du Parlement marocain pour une «plus grande capacité de formulation des lois». Le jumelage avec le SGG est aussi au programme, avec la mise en place d’une équipe technique de juristes européens.
Une commission permanente réunissant les parlementaires marocains et européens a également été mise en place, ainsi qu’une structure regroupant le conseil économique, social et environnemental marocain et le CES européen. L’objectif est de permettre une «meilleure appréhension des enjeux des partenariats négociés», mais aussi et surtout de faire le point sur les obstacles qui reviennent dans la mise à niveau du climat des affaires au Maroc.
C’est dans de telles conditions que les problèmes sont identifiés et que l’UE peut y apporter une solution financière dans le cadre de ses priorités. Les fonds débloqués aujourd’hui sont destinés à accompagner la modernisation des pays du voisinage et à les aider dans leurs efforts de développement. L’autre idée est de ne pas négliger les politiques sociales car le maintien des inégalités est une source d’instabilité dans tous les pays, d’où une forte présence dans la santé, l’éducation et l’analphabétisme (cf. notre édition n°3953 du 22 janvier). Il s’agit aussi de réaliser des progrès dans la gouvernance démocratique et le développement de la société civile. L’UE focalise aussi son attention sur la création de l’emploi car le chômage est devenu aujourd’hui un problème politique. Le Royaume est aussi pointé du doigt au niveau de la sécurité juridique. Et si l’ambassadeur admet l’existence de textes «obsolètes et incohérents» dans la législation européenne, il suggère néanmoins de faire un tri sur les règlements et directives pouvant inspirer le législateur marocain. Les Marocains doivent réaliser un plan national de convergence réglementaire dans l’objectif de développer l’emploi et générer de la croissance. Un organisme politique pourrait gérer ce processus pour une législation plus moderne. Cela permettrait, glisse l’ambassadeur, de pouvoir aussi mettre au diapason les normes industrielles qui exigent des contrôles de qualité et de leur application, et cela dans le cadre de l’avancement du programme du statut avancé.
Le deuxième élément du statut avancé est celui d’une intégration plus grande de l’économie marocaine et les économies européennes. Et là, le bilan est assez positif. Depuis le 1er mars 2012, il y a eu la libre-circulation pratiquement totale des produits industriels et malgré toutes les difficultés, un accord agricole a été conclu. L’autre engagement concerne un accord global et approfondi.
F. Z. T.

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