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Analyse

L’ambassadeur de l’UE au Club de L’Economiste
Chantage sur la «réadmission»?

Par L'Economiste | Edition N°:3954 Le 23/01/2013 | Partager
Le Maroc refuse ce principe qui l’obligerait à accueillir des migrants illégaux de pays tiers
La politique d’octroi des visas à corriger
Visite d’un commissaire européen chargé de la sécurité pour des négociations en février

Eneko Landaburu: «A cause du régime des visas, les conditions de voyage des Marocains en Europe sont inacceptables et même humiliantes»

L’Union européenne, un partenaire de choix, mais aussi un partenaire exigeant. Si pour Eneko Landaburu, ambassadeur de l’UE au Maroc, invité au Club de L’Economiste le 18 janvier, il n’est pas question d’être découragé par la lenteur des réformes (pourvu qu’elles soient menées), les fonds débloqués doivent permettre d’atteindre les objectifs fixés dans le plan d’action, sans trop d’écarts. Une remise en question est nécessaire pour la poursuite des efforts de part et d’autre. Dès mars prochain, à la lecture du rapport final, le Maroc aura l’occasion de constater les déficits pointés du doigt en matière de politique de voisinage.
Quant à l’UE, son travail d’introspection à la lumière des évènements du printemps arabe a déjà permis de réorienter ses programmes. Désormais, le futur plan, dévoilé dans les prochaines semaines, intègre de nouvelles modalités de coopération entre le Maroc et l’Union européenne. Il sera principalement axé sur le dialogue politique, la mobilité des personnes et des biens, comme le précise Landaburu (cf. notre édition n°3952 du 21 janvier). Ceci prend en compte l’appui aux réformes politiques et économiques et le soutien à des secteurs bien spécifiques comme la justice, l’éducation et la santé. Sans oublier de mesurer les convergences réglementaires que le Maroc souhaite réaliser avec l’appui de l’UE. En matière de mobilité, domaine qui préoccupe hautement l’UE, le blocage se situe encore au niveau de la réadmission des  migrants illégaux arrêtés en Europe. Et pourtant cette question a été débattue maintes fois par l’Union, sans arriver à une véritable solution (cf. notre édition N° 3509 du 15 avril 2011). Si la pilule a du mal à passer, c’est parce que le Maroc ne veut pas accepter, sous prétexte d’octroi de fonds pour des programmes essentiels à son développement, une clause lui demandant d’assumer la responsabilité des ressortissants de pays tiers en situation illégale. Un récent rapport de l’UE considérait déjà que l’Union devait davantage orienter sa politique de réadmission sur les principaux pays d’origine -plutôt que de transit- des migrants en situation irrégulière, par exemple les pays d’Afrique subsaharienne et d’Asie.
Aussi, comme l’annonçait l’UE, la clause relative aux ressortissants de pays tiers ne devrait être retenue que lorsque des mesures d’incitation adéquates sont proposées et exclusivement si le pays concerné, en raison de sa situation géographique par rapport à l’UE (voisin direct comme le Maroc), connaît un risque potentiel élevé de migration irrégulière transitant par son territoire vers l’UE.
Aujourd’hui, si la nouvelle politique concernant l’immigration est plus claire, ce principe de réadmission sera néanmoins débattu début février lors de la visite d’un commissaire européen chargé de la question de justice et de sécurité. L’objectif étant de mettre en place un accord politique qui engagerait l’ensemble des Etats de l’Union. Il s’agira, en substance, explique Landaburu, d’essayer d’apporter à tous les migrants légaux les mêmes droits appliqués aux citoyens européens, traiter les migrants illégaux dans le cadre des principes et valeurs des droits de l’homme et enfin renvoyer «dans leur pays d’origine» ces migrants illégaux parce qu’ils coûtent trop cher à l’UE. «Il faudrait s’inspirer des accords bilatéraux entre l’Espagne et la France qui fonctionnent plutôt bien», souligne le diplomate.
Essentielle aussi, la nouvelle directive concernant l’assouplissement des modalités d’octroi des visas. Dans le cadre de la libre-circulation des biens et des hommes, l’UE envisage de faciliter les procédures de délivrance des visas pour les citoyens marocains (quels visas, pour quelles professions..), question qui devrait également être mise sur le tapis lors des négociations de février. «Le régime actuel des voyages des citoyens marocains en Europe est inacceptable et même humiliant», martèle, outré, l’ambassadeur de l’UE, surtout que le Royaume est considéré comme un des partenaires les plus avancés de l’Union. La mobilité est une question très importante pour l’Union qui voit dans cette démarche l’opportunité de profiter d’une main-d’œuvre jeune et qualifiée alors que la population de la zone UE est en train de vieillir et viendra forcément à manquer dans certains domaines.

Droits de l’homme: Le travail de mémoire d’abord

Tout un chantier est mis en place pour appuyer le développement du CNDH (Conseil national des droits de l’homme) surtout dans son travail de mémoire. Il s’agit principalement de la consolidation de la démocratie et de l’appui à la société civile. Dans les différents pays, cela se traduit par le financement et l’appui à des élections (cas de la Tunisie). Au Maroc et en Egypte, l’appui était destiné à la constitution d’instances sur les droits de l’Homme ou consolidation de leur CNDH.


Fatim-Zahra TOHRY

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