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Europe

L’Europe face à son vieillissement

Par L'Economiste | Edition N°:3952 Le 21/01/2013 | Partager
Plus d’un tiers de la population aura plus de 60 ans
Ceci dans moins de quatre décennies

L’Europe n’est pas seulement confrontée à la crise mais aussi au vieillissement de sa population. Ceci n’est pas sans conséquence sur les sociétés qui doivent être confrontées à une diminution de la part de leur population en âge de travailler et à une hausse des coûts de prise en charge d’une population toujours plus âgée. C’est là un des constats du dernier rapport économique consacré à l’UE-11 ( ) de la Banque Mondiale (BM). Pour ces auteurs, le phénomène du vieillissement ne concerne pas seulement les pays développés à revenu élevé. Tant les pays en développement que les pays à revenu intermédiaire constatent, eux aussi, un allongement analogue de l’espérance de vie de leurs habitants. En moyenne, entre 1950-55 et 2005-10, l’espérance de vie a progressé de 26 années.
C’est dire que l’ensemble des pays sont concernés par ces mutations démographiques. C’est le cas en France où la population a augmenté l’an dernier pour atteindre 65,8 millions d’habitants, selon des chiffres de l’Insee. La hausse a été plus faible que les années précédentes, en raison d’un nombre de décès très important en 2012. La France concentre 13% de la population de l’UE, elle est au deuxième rang derrière l’Allemagne.
La Banque Mondiale soulève la problématique de la diminution attendue de la population active qui devrait survenir dans la région au cours des quatre prochaines décennies. Dans moins de quarante ans, plus d’un tiers des habitants de l’Europe seront âgés de plus de 60 ans et un quart de plus de 65 ans. Ce sont les pays de l’UE-11 qui pâtiront le plus de cette évolution démographique. Ceci pèsera aussi sur leur économie et des secteurs bien spécifiques devront être affectés. En raison de ce déclin (de plus de 35% à l’horizon 2050, selon les projections, si les taux d’activité restent aux niveaux actuels), il y aura dans cette région moins de travailleurs pour faire face à une demande croissante de services de santé de longue durée et notamment à une augmentation du nombre de soignants requis. Pour surmonter ces difficultés, la région doit parvenir à relever très nettement son taux d’activité et/ou sa productivité globale. Dans l’UE-11, la baisse du taux d’activité est due au fait que les femmes qui n’ont pas fait d’études supérieures sont peu nombreuses à travailler. Leur taux d’activité y a chuté de près de 5,3 points de pourcentage entre 2000 et 2011, alors que celui des hommes n’a reculé que de 2,6 points de pourcentage. De surcroît, sur la période 1990-2004, le taux d’activité des femmes avait décru dans tous les pays de l’UE surtout en Lettonie (-12,7 %) et en République tchèque (-10,3 %).

L’âge de la retraite

Les mesures pour améliorer les perspectives de croissance de l’UE-11 doivent prendre en compte la complexité du phénomène du vieillissement, selon les experts de la BM. La hausse des taux d’activité devra s’accompagner d’une progression du niveau d’études et il faut aussi que les pays de la région relèvent l’âge de la retraite. Enfin, pour que les politiques puissent remédier à l’impact du vieillissement sur la croissance économique, il convient de mettre en place des incitations qui feront augmenter la proportion de la population active très qualifiée.

F. Z. T.

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