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Economie

Recherche & développement
Un quart des brevets déposés est marocain

Par L'Economiste | Edition N°:3952 Le 21/01/2013 | Partager
80% des entreprises s’autofinancent
Pas d’amélioration des indicateurs depuis 2009

La contribution du capital risque au financement reste très timide. A peine  2% des montants levés sont dédiés à l’amorçage, selon une étude commanditée par l’Association des investisseurs en capital

Un retard considérable dans la mise en œuvre des mesures en faveur de l’innovation. En témoignent les chiffres clés relevés sur une étude commanditée par l’Association des investisseurs en capital. D’abord, le Maroc est classé 88e selon l’indice de l’innovation élaboré par l’Office marocain de la propriété industrielle. Notre pays occupe ensuite, le 7e rang en Afrique en termes de publications scientifiques (au lieu de la 3ème place occupée en 2001). Enfin, il ne dépense que 0,8% de son PIB pour la R&D contre 2,26% en France et 3,4% au Japon. De plus, 80% des entreprises sont obligées de recourir à leurs fonds propres pour financer leurs projets de recherche. Et cerise sur gâteau, les dépôts de brevets stagnent depuis plusieurs années. Avec une prédominance des étrangers : 75% contre 25% pour les chercheurs nationaux.  Pourtant, l’engagement pour le développement de l’innovation est unanime aussi bien chez  les pouvoirs publics que le monde des affaires. D’où, l’initiative en Juin 2009, de «Maroc Innovation» dont l’objectif est de construire un cadre  favorable à l’éclosion d’une économie à forte valeur ajoutée. L’ambition affichée étant de faire du Maroc un pays producteur de technologies. Quatre ans après, pas d’amélioration notable. «Au contraire certains indicateurs ont accusé un recul inscrit», constate l’étude.
De même, le système de l’innovation reste très dépendant de la recherche publique dont l’efficacité n’est pas toujours prouvée. Par ailleurs, les mécanismes et les instruments de financement ne répondent pas aux attentes des porteurs d’idées et de projets innovants. Ceci, aussi bien en ce qui concerne le budget que l’approche.
Cependant, les entreprises constituent le maillon stratégique de la chaîne de valeur de l’innovation dans la mesure où la transformation de l’idée en produit et service se fait à leur niveau. Or, en l’absence d’un cadre juridique et fiscal incitatif, le financement de projets privés de recherche n’atteindra pas le niveau souhaité. La mobilisation du capital risque ou celui d’investissement reste l’unique issue. Compte tenu de la frilosité des banques à l’égard d’un créneau jugé risqué dès lors qu’il s’agit de la PME. Reste à savoir si les pouvoirs publics mettront en place des mesures plus volontaristes pour faire de l’innovation un véritable moteur de croissance et de création de valeur ajoutée.


A. G.

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