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Economie

Recherche&développement
Tout est encore à réinventer!

Par L'Economiste | Edition N°:3952 Le 21/01/2013 | Partager
Moins de 1% du PIB et suprématie du secteur public
Une pléthore d’intervenants sans aucune coordination
18% des compétences émigrent faute de cadre de travail

La grande salle du siège de la CGEM était archi-comble jeudi 17 janvier. L’évènement? La première rencontre-débat sur la R&D et l’innovation. Un thème d’intérêt capital dans un contexte de déficit de l’offre exportable à forte valeur ajoutée et de concurrence acharnée. Comment alors faire de l’innovation un levier de la compétitivité? C’est la grande question soulevée par le débat. «La volonté est unanime mais le budget fait cruellement défaut», souligne la présidente de la confédération patronale Mériem Benslah Chaqroun. Moins de 1% du PIB est consacré à la R&D avec prédominance de la recherche fondamentale et le secteur public. Le potentiel humain ne manque pas non plus. «Environ, 18% des compétences scientifiques émigrent à l’étranger en quête d’exercice de leur savoir faire», révèle Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres. Situation, qui s’explique selon le ministre par le fait que la recherche-développement n’a pas constitué une priorité des pouvoirs publics. Pour la simple raison qu’elle nécessite un budget colossal. «A ses yeux même au niveau de la coopération internationale, les résultats ne servent pas les intérêts du Maroc car, souvent centrés sur la recherche fondamentale». Aussi faut-il inverser la donne. Et tout dépend de la volonté du pays à participer aux programmes de la coopération internationale selon les créneaux qu’il érige en priorité. Constat, parfaitement partagé par Eneko Landaburu, ambassadeur de l’Union Européenne au Maroc. «Nous n’aspirons pas au monopole des relations», souligne-t-il. Le Statut avancé accordé au Maroc offre ce choix de participation mais encore faut-il associer l’entreprise. Au demeurant, signale le représentant de l’Union, «nous sommes confrontés au même défi: mettre en place ou innover les modèles économiques porteurs de croissance». Cela passe par la R&D et l’innovation. A cet effet, les stratégies de Lisbonne et de Barcelone  prévoient un budget allant de 60 à 70 milliards d’euros. Ce qui se traduit par la mobilisation de 3% du PIB de chaque pays membre de l’Union. Le tout pour disposer d’un million de chercheurs. C’est un gisement de recherche où les partenaires peuvent trouver leur compte.
En attendant la tutelle estime, que le peu de moyens financiers est à même de générer des résultats. A condition de mutualiser les effets qui se caractérisent à la fois par une déperdition et un manque de coordination  entre les divers intervenants. Pour Daoudi, il faut créer des réseaux universitaires et des écoles supérieures pour atteindre une masse critique. Dans ce cadre des projets sont en phase de lancement. Mais l’essentiel est de créer des synergies entre l’université et l’entreprise. «Car jusqu’à présent, ces entités se sont souvent retrouvées dos à dos et rarement côte à côte», dira Abdelhafid Debbarh, secrétaire général de l’Enseignement supérieur.  
En attendant, c’est Marouane Tarafa, président de la Commission R&D, e-entreprise et relations avec l’université-CGEM, qui a réitéré les recommandations du patronat pour promouvoir l’innovation. D’emblée, il est question de mesures incitatives visant l’accès au financement via l’émergence du capital risque. Il en est de même de la mise en place de mesures fiscales dédiées. Tarafa cite ainsi l’instauration d’un système de crédit d’impôt recherche et l’exonération de l’IS sur les dépenses R&D engagées par les entreprises qui externalisent leurs travaux de recherche. Pour compléter le dispositif, il est recommandé d’exonérer de l’IR les salaires des doctorants réalisant une thèse dans le cadre d’un contrat de recherche en entreprise pendant deux ans.

Trois conventions pour commencer

Une première convention cadre  a été signé jeudi 17 janvier entre la CGEM et le ministère de l’Enseignement supérieur. D’une durée de 5 ans, la convention cible le renforcement des stages de chercheurs en entreprise et l’implication du patronat dans la mise en place de programmes de  recherche. Un comité de suivi et un comité exécutif seront créés. Objectif: mutualiser les efforts et créer les synergies entre l’entreprise et l’université. Les deux autres conventions ont été signées pour la création de deux «Chaire Managem». La première avec l’Université Hassan II Aïn Chock et la seconde avec l’Université Hassan II de Mohammedia.
La Chaire Managen vise à réaliser des études et travaux de recherche aussi bien fondamentale qu’appliquée dans le secteur minier.

A.G.

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