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Evénement

Maroc-UE
Au cœur des rouages du système européen

Par L'Economiste | Edition N°:3952 Le 21/01/2013 | Partager
La propagande du polisario trouve des relais au sein du Parlement européen
Le Maroc bon élève en matière d’absorption de l’appui budgétaire
1,2 milliard d’euros pour soutenir les programmes sectoriels entre 2007 et 2013

Donner une plus grande visibilité aux programmes d’appui financier en faveur du Maroc et vulgariser les modes de fonctionnement des institutions financières. Tel est l’objectif de la nouvelle campagne de communication de la délégation de l’Union européenne, notamment à travers l’organisation d’une visite aux principales institutions européennes du 17 au 19 janvier à Bruxelles. Il ressort des rencontres avec les responsables des différentes structures de l’UE, que le Maroc est considéré comme un bon élève dans la région. «La réalisation des projets prévus dans le cadre de l’appui budgétaire est satisfaisante, et l’absorption des budgets prévus dans ce cadre atteint des niveaux importants», s’accordent-ils à dire. Que ce soit au sein des directions chargées des relations avec le Maroc au sein de la Commission européenne ou encore au niveau du Parlement européen, les responsables estiment qu’un «dialogue étroit caractérise les relations entre les deux côtés dans le cadre de la Politique de voisinage». Néanmoins, si les programmes d’appui sont en évolution constante, quelques fausses notes nuisaient parfois aux relations privilégiées entre les deux parties. C’est principalement au niveau du Parlement européen que ces couacs ont été enregistrés. D’autant plus qu’ils avaient concerné des sujets sensibles, comme l’affaire de l’intégrité territoriale ou encore le vote négatif contre le renouvellement du protocole de pêche. Néanmoins, ces agissements sont souvent le fait de certains «groupes d’amitié pour le Sahara, mis en place par certains députés et qui peuvent troubler la perception extérieure concernant la position du Parlement européen», a souligné Peter Krauss, de la Direction générale des politiques externes, chargé de la région Euromed au sein de cette institution. Ainsi, «tout ce qui est déclaré par un député est généralement considéré comme une position officielle de l’institution parlementaire. Or, c’est loin d’être vrai», a-t-il ajouté. Quoiqu’il en soit, ceci remet sur la table la question de la nécessité d’une plus grande implication de la diplomatie marocaine dans les rouages des institutions européennes, notamment à travers des groupes d’amitié parlementaires, afin de faire face à la dynamique des sympathisants du polisario. Aujourd’hui, les efforts entrepris au Maroc en termes de développement des provinces du sud n’ont pas un grand impact auprès des députés européens. Car, comme l’a souligné Krauss, «les modes de communication actuels, qui rappellent la rhétorique post-soviétique, ne sont pas convaincants». Pour lui, «il faut jouer plus fin, en rendant la communication plus factuelle». Outre cet aspect qui a souvent suscité des tensions, la coopération entre les membres des instances parlementaires des deux rives de la Méditerranée semblent avoir atteint la vitesse de croisière. Après la tenue de la Commission parlementaire mixte Maroc UE, des sous groupes thématiques ont été formés, et les députés travaillent actuellement en binômes avec des échanges fréquents de visites. Ces sous groupes se penchent sur des dossiers comme celui de la pêche, l’agriculture, le transport, l’énergie… autant de secteurs qui bénéficient d’un appui budgétaire de l’UE. D’ailleurs, il faut rappeler que «le Maroc est le 1er bénéficiaire des fonds de voisinage avec près de 1,2 milliard d’euros pour la période 2007-2013», a souligné Thomas Feige, chef du secteur Maghreb à la Direction générale du développement et coopération. Ce budget est destiné à 5 secteurs prioritaires, notamment le développement des politiques sociales, la gouvernance, la modernisation économique, l’appui institutionnel, et la protection de l’environnement. Dans un souci d’efficacité, les institutions européennes, mettent désormais l’accent sur deux principes dans l’octroi de l’appui budgétaire.

Chiffres

-  1,2 milliard d’euros dont bénéficie le Maroc dans le cadre de la politique de voisinage
- 86 millions d’euros sont transférés pour appuyer la réforme du système de santé
- 40 millions d’euros sont destinés à la consolidation de la couverture médicale de base
- 93 millions d’euros visent le soutien de la mise en œuvre de la stratégie d’éducation
- 17 millions d’euros servent à la mise en œuvre de la stratégie d’alphabétisation.

Mohamed Ali MRABI

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