Analyse

Taghazout sur les rails
Ce que contient le projet de relance

Par | Edition N°:3945 Le 09/01/2013 | Partager
Augmentation de 25% de la capacité litière de la ville d’Agadir
300.000 touristes, 1,5 million de nuitées additionnelles et 20.000 emplois à la clé
Un complexe vert, totalement intégré et dont le coefficient d’occupation du sol ne dépasse pas 9,7%

Cette nouvelle capacité litières fera du Souss-Massa-Draâ une des régions les mieux équipées au Maroc. L’enjeu est énorme pour toute la région: les lits touristiques de Taghazout représenteront une augmentation de 25% de la capacité actuelle de la ville d’Agadir

DES années d’atermoiements et de retards n’ont pas eu raison de la fameuse station Taghazout qui, dans moins de quatre ans, sera totalement méconnaissable. L’aménagement de la future station balnéaire est aujourd’hui plus qu’un projet sur le papier. Et l’enjeu est énorme pour toute la région. A l’issue des quatre prochaines années, les lits touristiques de Taghazout représenteront une augmentation de 25% de la capacité actuelle de la ville d’Agadir. De plus, le projet permettra la création de près de 20.000 emplois dans la région. Ahmed Oulahna, DG de la Sapst, avance que pas moins de 9 unités hôtelières seront mises en service à terme et draineront plus de 300.000 touristes et 1,5 million de nuitées supplémentaires pour le Royaume et la région Souss-Massa-Draâ. De quoi redonner du souffle au secteur du tourisme et de l’espoir aux professionnels de l’activité. Cette station balnéaire nouvelle génération, proposant une pluralité d’activités tout au long de l’année, nécessite un investissement global de 10 milliards de dirhams. D’abord par la taille du projet, mais aussi par son caractère durable qui s’inscrit en harmonie avec la nature et l’attention particulière qui sera portée à la culture locale avec l’intégration des populations voisines du site. Cela devrait se faire notamment à travers la médina, un des éléments-clés du projet. En effet, de nombreuses activités y seront proposées. A terme, ce lieu de vie s’articulera autour de cinq composantes: une offre animation, services, shopping, restauration et un centre artisanal pour l’intégration des artisans des villages voisins. Le projet se positionne également sur la protection de l’environnement à travers plusieurs mesures. Il est prévu à cet effet, entre autres, la préservation d’une réserve d’arganiers ainsi que la minimisation des superficies défrichées. Sur ce plan, il faut préciser que le projet mise sur un coefficient d’occupation du sol global qui ne dépasse pas 9,7%. L’engagement pour le développement durable se traduira également à travers la réutilisation des eaux usées pour l’arrosage des espaces verts et des golfs. Dans un souci environnemental,  il est aussi prévu la plantation d’espèces végétales locales ayant de faibles besoins en eau. L’idée, à travers plusieurs actions, est de promouvoir l’efficacité énergétique et encourager une consommation responsable. Ahmed Oulahna, souligne dans ce contexte que les maîtres du projet ont privilégié, dans le positionnement de Taghazout Bay, l’authenticité et la préservation du patrimoine culturel et naturel de la région. Quel sera à terme le mode de gestion de tout cet ensemble? Oulahna précise à ce sujet que la station de Taghazout Bay devrait être gérée et animée par l’aménageur développeur, en l’occurrence la Sapst. «Nous avons six mois, après la signature de la convention de mise en valeur, pour présenter un modèle de gestion aux autorités locales et le faire valider. Il devrait être mis en œuvre dès que la station sera en exploitation. Actuellement, les contours juridiques, techniques et financiers sont à l’étude», indique le manager
Pour l’heure, les travaux du premier hôtel adossé au golf ont démarré et le chantier du village de surf déjà mis en place. C’est l’entreprise Zerkdi qui est chargée de réaliser les gros œuvres de l’hôtel du golf, de la médina et du village de surfers. Sur le plan hébergement, le futur resort, conçu selon une approche intégrée et durable, sera composé d’ensembles hôteliers haut de gamme. Ce sont 8 unités hôtelières qui seront aménagées sans oublier des résidences touristiques et un programme résidentiel. Le tout devrait générer, en quatre ans, 12.376 lits au total. La capacité touristique sera précisément de 7.466 lits à travers 2.256 lits hôteliers, un village de vacances de 2.690 lits et un village de surf de 380 lits ainsi que 2.140 lits en Ript (résidences immobilières de promotion touristique) à travers 500 unités. En complément de l’offre hôtelière et Ript, Taghazout Bay abritera également une capacité résidentielle de 1.573 logements implantés sur les hauteurs du site. Il est question d’aménager 790 appartements, 403 villas et 380 éco-résorts résidentiels.

Agenda

Taghazout Bay entrera en activité dès fin 2013 avec l’ouverture d’un golf de 18 trous, conçu sur 76 ha par le designer américain Kyle Philips. L’ouverture de l’hôtel du golf est prévue pour fin 2014, tout comme celle d’une partie des résidences immobilières en promotion touristique qui seront gérées par une enseigne internationale de renom, est-il indiqué. L’entrée en activité du surf camp, programmé sur 5 hectares face à la mer, s’effectuera également fin 2014. Suivra, en 2015, la mise en service de la médina et du beach club. Les hôtels front de mer ainsi que le village de vacances seront opérationnels à partir de 2016. La composante touristique devrait être achevée en 2017. Le programme résidentiel pour sa part s’étalera sur une dizaine d’année avec la livraison des premières unités à partir de 2016.

Malika ALAMI

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