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Marrakech: Le tourisme démarre mal

Par L'Economiste | Edition N°:3943 Le 07/01/2013 | Partager
L’aérien freine les décisions de voyage
La destination dépend des calendriers scolaires
Un cru très modeste pour 2012 avec des baisses de régime sur les nuitées

Comme annoncé précédemment par L’Economiste, Marrakech a fait le plein les trois derniers jours de décembre. Plusieurs établissements d’hébergement affichaient complet, les riads et maisons d’hôtes, premiers de la liste. D’après les professionnels locaux, cette embellie de dernière minute, n’a pas permis à Marrakech de réaliser ses objectifs. D’après leurs estimations, en attendant les statistiques officielles de l’observatoire du tourisme, la première destination touristique a achevé l’année avec une baisse drastique du régime en termes de nuitées. Les 53.000 lits de Marrakech n’ont accueilli que 4,3 millions de nuitées en 2012 contre 5,7 millions l’an précédent. Une perte estimée de deux mois d’activités. Ainsi, le taux moyen d’occupation de la ville a avoisiné les 46%, bien que les hôtels ne soient pas tous logés à la même «enseigne». Tout dépend de la situation géographique de l’établissement. Ceux situés au centre ville continuent d’enregistrer de bons scores et des taux d’occupation dépassant les 70% alors que les hôtels implantés un peu plus loin peinent à trouver des clients. Ce taux qui est en perpétuelle baisse est passé de 66% en 2007 à 46% en 2009 et inquiète sérieusement les professionnels.

Quand la France s’enrhume Marrakech tousse

En terme d’arrivées, et même si le flux n’a globalement pas changé, les réalisations sont en deçà des attentes pour une année de reprise après des baisses importantes en 2011. Les trois premiers mois de l’année 2012, période de basse saison, ont été catastrophiques avec une baisse de plus de 16% en janvier 2012 auxquels se sont ajoutées les chutes des mois de l’été. Août et juillet qui coïncidaient avec le Ramadan ont porté un coup dur à l’activité touristique avec une baisse de 13,4%. Ainsi, seuls juin, octobre, novembre tirent leur épingle du jeu. La ville a enregistré durant cette période une hausse respective de 13%, 7,13 et 12,94%. Par pays émetteurs, plusieurs marchés dits traditionnels sont en baisse, malgré les campagnes de communication de l’ONMT. Marrakech dépend à 60% de la clientèle française. Et dès que la France s’enrhume, la cité ocre tousse, soulignent à chaque fois les opérateurs locaux.
Les perspectives pour 2013 ne sont pas réjouissantes non plus. D’abord, crise économique oblige, le nombre de réservations est en baisse. Ensuite, les prochaines vacances scolaires françaises, -les vacances d’hiver- ne sont prévues que fin février. L’autre frein de la destination est au niveau de l’aérien. «Marrakech devient trop cher au niveau de l’aérien.  Les professionnels qui ne cessent de le marteler, s’inquiètent aussi des baisses des rotations aériennes. En 2013, il y aura seulement 217 vols hebdomadaires qui atterriront dans la cité ocre alors que la ville a besoin de 563 rotations par semaine. «Nous sommes très loin de l’équilibre entre l’offre aérienne et la capacité litière. L’écart se creuse chaque année, notamment face aux ouvertures d’hôtels à Marrakech».


 De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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