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Analyse

Boulif au Club de L’Economiste
«Les dossiers chauds»

Par L'Economiste | Edition N°:3943 Le 07/01/2013 | Partager

Il est à la tête d’un des départements ministériels le plus puissant. Même si son titre ne le dit pas, le portefeuille de Najib Boulif, en charge des Affaires générales et de la Gouvernance, intègre en réalité des dossiers aussi stratégiques que l’investissement, le climat des affaires, la concurrence….
Revue des détails des chantiers que le ministre pjdiste juge prioritaires.

Le gouvernement ne reculera pas sur les listes
«Non les listes ne constituent pas une philosophie de gouvernance». Pour Najib Boulif, ministre des Affaires générales et de la gouvernance, en publiant les listes sur les agréments de transport et celles relatives aux carrières, le gouvernement a répondu à la demande récurrente d’informations de la part des citoyens. Il a opté pour les listes en attendant la publication de lois pour encadrer ces secteurs et assurer de la transparence…Ceci étant le ministre avertit que le citoyen à droit à l’information et le gouvernement ne manquera pas de publier toutes les listes qui existent. «Rien ne nous interdit de publier la liste relative à la pêche hauturière par exemple». Le ministre en charge des Affaires générales explique que «le gouvernement y va doucement». L’opportunité de livrer des informations sur une activité donnée est établie en concertation avec le Chef du gouvernement et le ministre en charge du secteur.

Cour des comptes: Des affaires devant la Justice
Le suivi des différents rapports émanant tant de la Cour des comptes que de l’Inspection générale des Finances (IGF) font partie des attribution des Affaires générales. Boulif vient d’ailleurs d’adresser au chef du gouvernement ses constatations : «après une lecture du rapport de la Cour, nous avons transmis nos conclusions sur les points forts et les points faibles du document». Il souligne que «certains dossiers ont été transférés par le chef de gouvernement à la justice alors que d’autres sont toujours en cours d’étude». Parallèlement, une cellule dédiée au suivi des rapports de la Cour des comptes a été créée au sein du ministère de la Justice.

La campagne anti-corruption jugée «mauvaise»
«La publicité qui passe actuellement sur la corruption est mauvaise. Le message n’est pas assez clair et l’on risque d’avoir l’effet inverse». Boulif aurait souhaité que cette campagne à l’initiative du ministère de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration, mette en avant l’existence d’une loi, de sanctions et que la corruption puisse conduire en prison.
Pour le ministre de la gouvernance, au-delà des stratégies, la lutte contre la corruption nécessite un changement de mentalité ainsi que le respect des lois. L’effort de sensibilisation mené au niveau de l’école est important et son impact ne se fera sentir qu’à long terme. Par rapport aux marchés publics, le texte adopté récemment par le gouvernement assurera plus de transparence. Il faut dire aussi que le gouvernement ira jusqu’au bout des dossiers soulevés par la Cour des comptes. «Ceux qui ont des choses à se reprocher n’échapperont pas à la Justice», avertit le ministre. La moralisation de la vie publique se poursuivra. 
 «Le climat des affaires s’est amélioré»
Si le Maroc a perdu 3 rangs dans «Doing business 2013» (Cf. L’Economiste du 23-10-2012), c’est parce qu’il n a pas présenté les mesures prises dans les délais, soit avant le 1er juin 2012. «Ce n’est pas une question de détérioration du climat des affaires. C’est purement administratif et nous en assumons la responsabilité», indique Boulif. Ceci étant, pour le ministre, le climat des affaires s’est amélioré. «Toutes les stratégies avancent. Nous avons la confiance de la Banque Mondiale, des investisseurs étrangers qui ont souscrit à l’emprunt lancé par le Maroc ainsi que celle du FMI», souligne-t-il. Et d’ajouter que «nous avons préparé la sortie à l’international par l’obtention des garanties des institutions internationales. Et c’est la raison pour laquelle nous avons retardé l’emprunt jusqu’à la fin de l’année ».

L’ONEE a emprunté «presque au même» taux que l’Etat 
«L’emprunt du Trésor opéré dernièrement par le Maroc confirme la confiance des institutions internationales et bénéfice également aux entreprises», a annoncé Boulif. A titre d’exemple, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) a emprunté «presque au même taux que l’Etat». Pour financer ses nombreux projets, l’ONEE a mobilisé des fonds auprès de l’Agence française de développement (57 millions d’euros) et aussi auprès de la Banque africaine pour le développement (6,7 milliards de DH).

Concurrence: C’est la vision du gouvernement qui prime
« Dans la loi sur la concurrence, c’est la vision politique du gouvernement qui doit être retenue. Car au niveau de la politique de la concurrence, c’est le gouvernement qui est redevable envers la population». Voilà une précision qui semble tenir à cœur au ministre en charge de la gouvernance (même si elle ne fera pas nécessairement plaisir à Abdelali Benamour du Conseil de la concurrence). Boulif a jusque-là reçu 500 propositions d’amendement du texte sur la concurrence. Il confie par ailleurs que le point de divergence avec le Conseil de la concurrence concerne le statut des agences de régulation. En revanche des avancées sont réalisées tel que le droit d’auto-saisine du Conseil.

Un débat sur la gouvernance les 28 et 29 janvier
«Le suivi des rapports de la Cour des comptes et de l’Inspection générales des finances est officiellement confié aux Affaires générales ». Ce département travaille sur la stratégie de la gouvernance et un débat sur le sujet sera organisé les 28 et 29 janvier. Par la suite, une approche du suivi des différents rapports et de l’ensemble des stratégies sectorielles sera établie. Le ministère vient d’ailleurs de boucler son organigramme et compte dédier une direction à la gouvernance. Celle-ci chapeautera le service du suivi des rapports et celui de la convergence des politiques sectorielles. En attendant, le département de Najib Boulif a transmis ses conclusions sur le dernier rapport de la Cour des comptes au Chef du gouvernement. Des compléments d’informations ont été demandés sur certains dossiers alors que d’autres ont été transmis à la justice. Parallèlement, une cellule dédiée au suivi des rapports de la Cour des comptes a été créée au sein du ministère de la Justice.
Pas assez de notaires
Pour Najib Boulif, aucune décision n’est prise sur les honoraires des notaires. Le dossier est toujours en discussion. Le gouvernement veut assurer la bonne marche de la profession. Et ce, sachant que le nombre de notaires au Maroc reste assez faible comparativement à d’autres pays comme l’Algérie ou la France.

Investissement: La coordination, difficile

«C’est difficile de coordonner avec tous les ministères à la fois, de cadrer la vision du gouvernement et d’évaluer la pertinence des programmes publics», confie Boulif. Sur la stratégie de l’investissement par exemple, les discussions ont été assez «houleuses» avec Abdelkader Amara, ministre de l’Industrie. Finalement, les deux départements sont parvenus à un accord. La stratégie et la charte de l’investissement seront du ressort des Affaires générales alors que le ministère de l’industrie supervisera les différents organes de terrain.

Btissam ZEJLY

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