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    Le Maroc brave la crise... pour l’heure

    Par L'Economiste | Edition N°:3943 Le 07/01/2013 | Partager
    Perspectives optimistes pour les véhicules low-cost de Renault Tanger
    Avec 130.000 ventes, le marché automobile cartonne au Maroc
    Les équipementiers réservés sur les prévisions 2013

    Le niveau de prix et le positionnement low-cost des Lodgy et Docker de l’usine Renault offrent un argument de taille pour clients européens hésitants et à la recherche du meilleur compromis qualité-prix. Une chance pour Renault à Melloussa

    La crise continue de guetter le marché automobile européen. En cette fin d’année, les dernières statistiques révèlent une chute des ventes dans pratiquement l’ensemble des pays européens de l’Europe du Sud. C’est le cas de l’Espagne avec une baisse nette des immatriculations de 13,4% par rapport à 2011, selon l’Association espagnole des constructeurs automobile. Cette dernière prévoit d’ailleurs une année 2013 difficile en matière de consommation, vu l’état de l’économie espagnole. Non loin de là, les ventes de véhicules neufs ont régressé de 38% au Portugal, pays dont l’économie connaît elle aussi une profonde crise avec un volume en deçà des 100.000 unités. Même l’Allemagne qui maintenait la tête hors de l’eau semble affectée. La baisse des ventes de véhicules neufs a atteint chez les Allemands les 3%, dont 16% pour le seul mois de décembre. En France, la chute est elle aussi assez prononcée avec une baisse de près de 14% des ventes de véhicules neufs. La baisse est d’autant plus sérieuse en France que le marché de véhicules légers est trois fois supérieur en France par rapport à celui de l’Espagne. Selon les chiffres issus du Comité des constructeurs français d’automobiles, CCFA, la plus forte variation en matière de véhicules légers correspond au groupe Renault. Ce dernier a accusé une baisse dans ses ventes en France de 19,8% par rapport à 2011 alors que l’autre constructeur de l’Hexagone, le groupe PSA a affiché une baisse de 16,6%. Par marque, le constat est plus prononcé chez la marque au Losange. Si la marque Renault a affiché un triste score avec 21,3% de recul, Dacia résiste et fait mieux que le reste en ne lâchant que 10,3% par rapport à 2011.
    D’ailleurs l’un de ses derniers modèles, le Lodgy fabriqué dans l’usine Renault de Tanger, affiche une honorable 36e place au classement des 100 meilleures ventes en France, et ce six mois après sa commercialisation dans l’Hexagone. Au Maroc, les responsables de la marque n’ont pas manqué d’annoncer dernièrement que les ventes de cette star montante ainsi que du reste de la production de l’Usine de Tanger, le Docker en l’occurrence, pourraient se voir affectés par cette récession sur le marché européen et français. Mais selon d’autres sources, le niveau de prix et le positionnement low-cost de Dacia pourrait être avantageux pour cette marque en lui faisant profiter des clients hésitants et à la recherche du meilleur compromis qualité-prix. Une chance pour Renault à Melloussa.
    Mais selon quelques opérateurs, la nouvelle ne risque pas d’être du bon goût des équipementiers installés au Maroc. Si le lancement imminent de la deuxième chaîne de fabrication de Renault Tanger aiguise l’appétit de certains, la perte des marchés en Europe ne manque pas d’en stresser d’autres. Pour ceux travaillant avec des fabricants européens de voitures, le volume risque de fléchir de façon nette en cette année 2013 du fait de la réduction des volumes de fabrication.
    Mais tout n’est pas si morose. Si en Europe la crise est bien installée dans le secteur automobile, au Maroc les ventes ont de nouveau renoué avec la croissance. Ce sont plus de 130.000 véhicules qui ont été vendus en 2012, soit une hausse de 16,2%, tirée par le segment des voitures particulières qui fait un bond de 18,13%.

    Renault avance ses pions en Algérie

    C’est dans ce climat morose que l’Algérie se prépare à lancer les travaux de sa future usine Renault. Cette nouvelle unité de Renault en Algérie devra créer environ 350 emplois directs dans un premier temps, annonce-t-on auprès du constructeur français avec un investissement de 50 millions d’euros, (environ 600 millions de dirhams, douze fois moins que Renault Tanger). La production initiale, prévue pour le second semestre de 2014, consistera en l’assemblage de kits importés de Roumanie ou de Turquie, tandis que les moteurs viendront de France. En effet, l’usine algérienne de Renault devra satisfaire d’abord les besoins du marché intérieur de ce pays, quatre fois supérieur à celui du Maroc. La production devrait démarrer avec la Symbol, à hauteur de 25.000 unités par an. Renault compte ensuite monter en cadence pour atteindre 75.000 unités par an en passant à une production complète sur place, avec un atelier de peinture et de la tôlerie, selon l’AFP.

    Ali ABJIOU

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