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Régions

Marrakech/Plan de déplacement urbain
L’arrachage des ficus sous le feu des critiques

Par L'Economiste | Edition N°:3942 Le 04/01/2013 | Partager
Le Collectif associatif citoyen tire la sonnette d’alarme
Première bataille gagnée avec la replantation des arbres à Targa
L’environnement, le grand oublié du PDU

Les ficus arrachés de l’avenue Hassan II viennent d’être plantés dans le Targa, une première manche de gagnée

Une manche de gagnée. Les ficus arrachés sur l’avenue Hassan II viennent d’être plantés sur les bords du prolongement de l'avenue Mohammed V vers Targa. Pour le Collectif associatif citoyen, qui pour rappel avait tiré la sonnette d’alarme contre l’arrachage sauvage des ficus de Marrakech, c’est déjà une avancée. Ces travaux menés pour l’élargissement des voiries dans le cadre du plan de déplacement urbain (PDU) de la ville de Marrakech devront permettre à terme une meilleure accessibilité et une fluidité du trafic, tout en dégageant des voies pour les piétons. Les ONG membres du collectif (Marrakech Patrimonium, le Centre de Développement de la Région du Tensift, le Lions Club Atlas, Marock Jeune…) reprochent aux élus le timing des travaux et l’absence de concertation. «Ces chantiers ne devraient pas être programmés lors des périodes de repos végétatif des arbres et les travaux doivent être entrepris en concertation avec les spécialistes», insiste Abdellatif El Baroudi, président du Marrakech Patrimonium. Le coup de gueule du Collectif a eu donc ses premiers effets positifs avec la transplantation des arbres dans le Targa. «Il serait bénéfique et pédagogique si cette transplantation profitait aussi aux établissements scolaires. Il y a tellement d'écoles et collèges sans espaces ombragés qui ne demandent qu’à être intégrés dans ce programme», souligne Souad El Ayadi, membre du Collectif. Tout comme le Conseil de la ville qui a répondu positivement aux demandes du Collectif concernant les ficus. Il est même prêt à aller plus loin, indique Jamal Edine Ahmadi, du Centre de Développement de la Région du Tensift, qui espère désormais une plus grande concertation. En effet, il n’y a pas que les ficus qui subissent des arrachages mais aussi les bigaradiers de la ville. Le Collectif est prêt à donner un coup de main et mobiliser les ressources pour un paysage harmonieux, respectant l’environnement de la ville.
Le PDU est un plan de gestion du déplacement urbain à Marrakech et qui vise entre autres à maîtriser la circulation et le trafic automobile qui enregistrent en moyenne une croissance de 5 à 10% par an. Ainsi, dans un souci d'efficacité, il a été procédé à l'identification de plusieurs axes stratégiques, sur les boulevards Allal El Fassi, Hassan II, Mhamid et El Massira pour les élargir avec des extensions qui, une fois achevées, devraient offrir un gain d’espace. A moyen et long terme, ce sont plus de 700.000 habitants qui s’ajouteront à la population actuelle (1 million) dans le périmètre urbain de Marrakech. D’un autre côté, les investissements touristiques prévoient de doubler la capacité litière de Marrakech. Tout cela laisse présager l’exacerbation des problèmes de mobilité urbaine. À très court terme, il faudra donc réduire la circulation sur des voies à forte densité et trafic. En commençant par le centre-ville, à Guéliz et précisément à l’avenue Mohammed V.


Badra BERRISSOULE

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