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Economie

Conjoncture: La croissance au ralenti

Par L'Economiste | Edition N°:3942 Le 04/01/2013 | Partager
Le PIB en hausse de 3,5% au 3e trimestre 2012 contre 5,1% en 2011
Il est toujours tiré par la demande intérieure

La croissance des activités non agricoles continue d’enregistrer un rythme relativement élevé contrairement à celle du secteur agricole qui maintient sa tendance à la baisse

C’est un 3e trimestre en demi-teinte pour l’économie nationale. Le PIB en valeur marque une progression de seulement 3,5% à fin septembre 2012 contre une hausse de 5,1% à la même période une année auparavant. C’est ce qui ressort en partie du rapport du Haut-commissariat au plan (HCP) sur la situation économique au 3e trimestre de l’an dernier. L’arrêté des comptes nationaux révèle que la croissance des activités non agricoles continue d'enregistrer un rythme relativement élevé contrairement à celle du secteur agricole qui maintient sa tendance baissière. La valeur ajoutée du secteur  agricole a ainsi reculé de 8,4%  contre une hausse de 6%. «Au total, l’économie nationale s’inscrit encore dans une  croissance en ralentissement, toujours tirée par la demande intérieure», note le HCP. Les dépenses de consommation finale des ménages se sont accrues  de 3,5% à 102 milliards de DH, dégageant ainsi une contribution à la croissance pour 2,1% contre 5,4% au 3e trimestre 2011. La consommation finale  des administrations publiques affiche de son côté une hausse de 5% à 27 milliards de DH. Elle contribue pour 0,7% à la croissance.
La banque centrale ne cesse de tirer la sonnette d’alarme quant à la dépendance à la demande intérieure pour doper la croissance. Pour BAM, «le PIB ne peut plus être seulement tiré par la demande intérieure car elle entraîne le déséquilibre budgétaire et le creusement du déficit de la balance des paiements. Parallèlement, le niveau du déficit commercial devient de plus en plus insoutenable». Il pèse désormais 22% du PIB.
Excepté les activités du bâtiment et travaux publics qui ont accusé une baisse de 1,7% à 7,9 milliards de DH, toutes les autres activités non agricoles ont enregistré des croissances positives mais à des rythmes moins importants que ceux de 2011. La baisse du secteur du BTP peut être expliquée par une année 2012 qui avait pour spécificité le retard d’adoption de la loi de Finances et en conséquence le lancement différé des chantiers de l’Etat et des marchés publics et privés. L’évolution en pente douce du secteur du BTP a été d’ailleurs accompagnée par une baisse de la consommation du ciment, principal baromètre de cette activité. Durant le mois de juillet, la consommation a régressé de 14,2%. Baisse ensuite aggravée à 23,3% le mois suivant, Ramadan oblige.
Les postes et télécommunications ont avancé de 18,1% au lieu de 24,1% une année auparavant. Une croissance qui résulte de la hausse de près de 6% du parc global de la téléphonie mobile à fin septembre et celui d’Internet de 34,5%, impulsée, particulièrement, par la bonne dynamique du parc 3G.


Btissam ZEJLY

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