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Dialogue social: Réunion sous haute tension

Par L'Economiste | Edition N°:3942 Le 04/01/2013 | Partager
Les syndicats ne comptent pas se conformer à l’ordre du jour
2012: Année «sociale» blanche, selon Chabat
Décompensation: Mokharik craint pour la classe moyenne surendettée

Les syndicats estiment "important de veiller à la cohésion sociale dans toutes les réformes qui seront menées". L'UMT met aussi en garde contre le risque de voir une partie "importante de la classe moyenne basculer dans la pauvreté"

Compensation, retraites, accord du 26 avril et liberté syndicale. Les gros dossiers arrivent devant la Haute commission du dialogue social. Les secrétaires généraux des syndicats, la présidente de la CGEM et les chefs de partis de la majorité sont conviés vendredi 4 janvier par le Chef de gouvernement à la réunion de la Haute commission sur le dialogue social. Une instance dont la méthodologie de travail devra être entérinée lors de cette rencontre. Mais c’est également l’occasion pour entamer les concertations sur les réformes que le gouvernement compte mener. Najib Boulif, ministre des Affaires générales et de la Gouvernance a, lors du Club de L’Economiste tenu mercredi 2 janvier (et dont le compte rendu sera publié lors de nos prochaines éditions), considéré que techniquement tout est prêt pour démarrer la réforme de la compensation. Il ne reste donc que la décision politique, laquelle devrait intervenir une fois les concertations bouclées.
Quel que soit le scénario, la décompensation se traduira par une hausse de l’inflation, un accroissement des coûts des facteurs de production.
«Nous avons des propositions à faire au gouvernement pour maintenir la cohésion sociale. Il n’est pas question que les classes aisées continuent à profiter de la Caisse de compensation», souligne Miloudi Mokharik, secrétaire général de l’UMT. 
Comme tous les syndicats contactés par L’Economiste, l’UMT ne compte pas se conformer à l’ordre du jour fixé par le Chef du gouvernement. Elle prévoit aussi de mettre en avant «l’amélioration des revenus et des salaires et tirer la sonnette d’alarme sur le risque de la décompensation pour une classe moyenne surendettée».
Hamid Chabat, secrétaire général de l’UGTM, est plutôt favorable à un débat national sur la compensation. Chabat, qui vient d’adresser un mémorandum au Chef du gouvernement (voir également page 36), ne s’attend pas à des décisions «stratégiques» de cette réunion de la Haute commission sur le dialogue social. Pour lui, le gouvernement a cumulé de mauvaises notes sur le dossier social: l’année 2012 a été particulièrement  marquée par «l’absence de dialogue social, un retour sur les acquis des salariés et la mise à l’écart de problématiques aussi importantes que celles relatives au marché de l’emploi».
Sur les retraites, la tâche ne risque pas non plus d’être facile. Même s'ils sont parties prenantes à la commission technique, les syndicats ont toujours  des réserves. «La réforme envisagée est inapplicable. L’idéal serait de procéder caisse par caisse», note Mokharik. L’UGTM est là aussi favorable à un «débat national». Quant à la FDT, elle conditionne l’examen des dossiers qui tiennent à cœur au gouvernement par la concrétisation des accords du 26 avril 2011. «La liberté syndicale est importante surtout que le gouvernement a décidé d’effectuer des prélèvements sur les salaires des grévistes, ce qui pose un problème pour l’action syndicale», soutient Larbi Habchi, membre du conseil de la FDT.
Pour cette centrale, le gouvernement doit approuver l’accord 87 sur les libertés syndicales et supprimer l’article 288 du code pénal qui prévoit des peines d’emprisonnement en cas notamment d’entrave à la liberté du travail.


Khadija MASMOUDI

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