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Entreprise Internationale

Turquie/Emirats: Gros contrat dans l’électricité

Par L'Economiste | Edition N°:3942 Le 04/01/2013 | Partager
L’accord porte sur 12 milliards de dollars
Exploitation des gisements de charbon du sud-est turc

L’accord signé entre la Turquie et les Emirats arabes unis se veut le plus important en matière d’énergie

C’est jeudi 3 janvier que la Turquie a signé avec les Emirats arabes unis un contrat d’un montant de 12 milliards de dollars. Objectif : Lancer l’exploitation des gisements de charbon du sud-est turc et réduire ainsi sa forte dépendance à l’égard du gaz naturel russe. L’accord a été paraphé lors d’une cérémonie officielle à Ankara par la compagnie nationale d’énergie émiratie Taqa et l’entreprise publique d’électricité turque Euas. «C’est l’investissement le plus important réalisé en Turquie après les projets prévoyant la construction de deux centrales nucléaires», s’est réjoui le ministre turc de l’Energie Taner Yildiz.  En 2012, le commerce entre les deux pays a atteint un montant de 9 à 10 milliards de dollars. «L’économie turque se porte plutôt bien vu le climat avantageux pour les investissements», a soulevé pour sa part le ministre émirati de l’Energie Mohammed ben Dhaen al-Hamli. Le contrat accorde à Taqa le droit de négocier en exclusivité avec Euas pendant les six prochains mois. En vertu de cet accord, l’on prévoit aussi de moderniser une centrale déjà existante d’une capacité de 1.400 mégawatts et plusieurs autres nouvelles seront construites en différents points du bassin minier. Le gisement d’Afsin-Elbistan est estimé à 4,4 milliards de tonnes, soit 40% des réserves turques de lignite (charbon fossile). Il doit permettre de faire tourner des centrales d’une capacité totale de production de 8.200 MW.
La Turquie produit l’essentiel de son énergie électrique à partir de gaz naturel pour l’essentiel importé, notamment de la Russie. Le récent contrat devrait lui permettre de réduire de 1,2 milliard de dollars le montant de sa facture. La Turquie va-t-elle tourner le dos à l’Iran? La réponse serait négative puisque la Turquie a déjà fait savoir qu’elle continuerait à s’approvisionner auprès de son voisin iranien qui lui fournit déjà 18 à 20% de sa consommation. Et pour doper sa production d’électricité, le gouvernement turc compte construire trois réacteurs nucléaires. Déjà en 2010, la Russie a été désignée pour construire le premier d’entre eux à Akkuyu, dans le sud du pays. Les négociations sont en cours entre la Turquie et d’autres pays (Chine, le Japon, la Corée du Sud et le Canada) pour l’installation d’un deuxième réacteur à proximité de la mer Noire. C’est fin janvier que le nom du vainqueur de l’appel d’offres sera annoncé. Les groupes français Areva et japonais Mitsubishi Heavy Industries ont l’intention de se porter candidat à la construction du troisième projet.


F. Z. T.

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