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Les experts assermentés réclament un fichier central

Par L'Economiste | Edition N°:3942 Le 04/01/2013 | Partager
Objectif: assurer la traçabilité de l’ensemble des véhicules
La corporation organise une table ronde mercredi 9 janvier

De nombreux véhicules accidentés sont «maquillés» pour être revendus alors qu’ils devraient être envoyés à la casse. Ce qui est en partie à l’origine de l’augmentation des accidents de la route

Les experts automobiles veulent rehausser le niveau de la pratique professionnelle! Le Conseil national des experts assermentés en automobile et mécanique générale du Maroc (Conexa) organise, en partenariat avec le Centre professionnel pour le développement de la sécurité et du transport (CPDST), mercredi 9 janvier, une table ronde. Une rencontre qui sera consacrée à la présentation des missions de l’expert assermenté, ses responsabilités et son rôle, notamment en matière d’habitudes de conduite, d’entretien des véhicules, de litiges avec les concessionnaires, de lutte contre les accidents de la route... «Il y a actuellement de nombreux intervenants qui expertisent des véhicules alors qu’ils n’ont aucune qualification pour le faire. Par conséquent, nous recommandons aux compagnies d’assurances de faire appel uniquement aux experts dûment assermentés», explique Mjidou Moutawakil, président du Conexa.
Rappelons que pour être assermenté près les tribunaux, il faut être titulaire d’un diplôme d’ingénieur en mécanique automobile, reconnu par l’Etat, disposer d’une expérience professionnelle de 10 ans et d’un casier judiciaire vierge. La liste des experts assermentés, qui est gérée par le ministère de la Justice, est régulièrement mise à jour. Le nombre d’experts assermentés s’élève actuellement à 200. «Mais, à cause d’une faille juridique, tout le monde peut s’improviser expert et effectuer des expertises dans tous les domaines», précise Riad Cherrat, SG du Conexa. Or, de manière générale, les véhicules sont devenus plus «intelligents», dotés d’une technologie complexe, avec de nombreux composants électroniques. D’où la rareté des pannes. «Mais quand une panne survient, elle est fatale et nécessite une expertise approfondie en termes de connaissances», explique Cherrat.
Depuis l’instauration par certaines compagnies d’assurances de l’indemnisation instantanée des sinistres, de nombreux dysfonctionnements sont enregistrés. «L’expertise est souvent effectuée par des opérateurs qui ne sont pas assermentés et n’ont aucune notion en mécanique automobile. Du coup, le client indemnisé se rend compte que le montant perçu ne couvre pas totalement les frais de réparation», affirme Abderrahim Chennaoui, président du CPDST. Par conséquent, du fait que l’indemnisation reste un arrangement à l’amiable entre la compagnie d’assurances et son client, celui-ci ne dispose plus d’aucun recours. Pis encore, «de nombreux clients se font indemniser par leur assureur et ne réparent jamais leur véhicule puisqu’ils n’y sont pas obligés», ajoute un agent général d’assurance. «Si le véhicule n’est pas en mesure de circuler, le propriétaire s’adresse à la casse ou achète des pièces de rechange contrefaites pour maquiller le véhicule et le revendre», affirme Moutawakil. Une fois que ledit véhicule est remis en circulation, il constitue une véritable «bombe à retardement» aussi bien pour son utilisateur et sa famille que pour les autres usagers de la voie publique. En effet, les véhicules accidentés peuvent être parfois des facteurs accidentogènes. A contrario, quand la réparation d’un véhicule est effectuée sous la supervision d’un expert assermenté, celui-ci reste responsable en cas de problème ultérieur. C’est la raison pour laquelle les experts assermentés réclament la mise en place d’un fichier central de l’ensemble des véhicules (voitures, autocars, camions…). L’objectif étant d’assurer la traçabilité de tout le matériel roulant.
Les experts automobiles assermentés n’interviennent pas uniquement au niveau des véhicules accidentés. Leur avis est également sollicité dans le cas des véhicules neufs, qui présentent un défaut de fabrication. Ils peuvent être également mis à contribution dans le cadre d’une expertise judiciaire ou d’un litige entre particuliers.
Le Conexa veut assainir la profession. La corporation a commencé par la mise en ligne de son propre portail. A l’issue de la table ronde qui se tiendra le mercredi 9 janvier, des recommandations seront adressées au ministère de l’Equipement et du Transport et aux compagnies d’assurances.

Sonnette d’alarme

Le Conexa tire la sonnette d’alarme au sujet des véhicules impliqués dans des accidents responsables. «Si un véhicule est réparé sous la supervision d’un expert mandaté par la compagnie d’assurances, la réparation du véhicule de la partie adverse s’effectue toujours sans aucun contrôle», précise Mjidou Moutawakil, président du Conseil national des experts assermentés en automobile et mécanique générale du Maroc (Conexa).
En clair, le propriétaire de ce véhicule fait preuve de beaucoup de parcimonie puisqu’il doit supporter lui-même les frais.

Hassan EL ARIF

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