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L’ONDA récupère la formation des pilotes

Par L'Economiste | Edition N°:3942 Le 04/01/2013 | Partager
Elle sera assurée par l’Académie Mohammed VI de l’aviation civile
Le démarrage est prévu dès la rentrée 2013-2014
Un opérateur privé pourrait être associé au projet

Source: OACI
Les capacités de formation en place ne pourront pas répondre aux besoins d’ici 2030. En Afrique, ces derniers sont évalués à plus de 68.300 pilotes. D’où l’opportunité pour l’AIAC de se positionner en tant que pourvoyeur de formation à l’échelle continentale

La formation des pilotes de ligne sort définitivement du giron de Royal Air Maroc. Rappelez-vous, il y a un peu plus d’un an, la compagnie avait annoncé l’arrêt des inscriptions pour l’Ecole nationale des pilotes de ligne (ENPL), suite au contrat-programme signé avec l’Etat. En effet, l’article 17 de ce contrat-programme 2011-2016 prévoyait l’abandon de la prise en charge de cette formation jugée onéreuse. Aujourd’hui, l’externalisation se concrétise. Une étude menée par la Direction générale de l’aviation civile en collaboration avec des consultants externes, complétée par une série de réunions avec RAM et l’ONDA, a permis de désigner le repreneur de la formation. Il s’agit de l’Académie Mohammed VI de l’aviation civile (AIAC). L’Académie pourrait soit proposer une filière soit intégrer une structure dédiée. La réflexion n’est pas encore achevée. L’on pense également à associer un opérateur privé et à nouer des partenariats avec d’autres organismes publics. Le ministère de l’Enseignement supérieur, pour sa part, s’est déjà attelé à l’examen d’un programme de formation.
L’AIAC s’est présentée comme l’option la plus plausible, sachant que la formation dispensée par RAM s’effectue actuellement dans des installations à l’aéroport de Benslimane, géré par l’ONDA. Il existe également des similitudes entre la formation assurée par l’AIAC au profit des ingénieurs, électroniciens et contrôleurs aériens et celle des pilotes de ligne.
Aucune décision sur le caractère gratuit ou payant de la formation n’a été prise pour le moment. Mais il est sûr qu’il y aura au moins une contribution des élèves pilotes, vu le coût exorbitant de la formation, soit plus de 1 million de DH par élève. Selon l’Association marocaine des pilotes de ligne (AMPL), les lauréats de RAM Academy, par exemple, doivent payer leur qualification à hauteur de quelque 280.000 DH pour les appareils B737. Une somme qui fait l’objet de prélèvements mensuels sur leur salaire pendant une durée de 3 ans.
Il y a également la question, qui reste posée, des compétences qui se chargeront de la formation, jusque-là assurée par le personnel RAM.  Toutefois, il ne s’agira plus de former uniquement pour la première compagnie nationale. Le ministère du Transport ambitionne de créer un pôle de compétence à dimension régionale et internationale, à même de répondre aux besoins de tous les opérateurs. Au Maroc, l’on compte plus de 600 pilotes de ligne. Quelque 145 sont toujours en formation chez RAM Academy. Les besoins sont assurés jusqu’en 2014, selon l’AMPL. D’ici 2030, le Maroc aura besoin de plus de 1.200 pilotes pour accompagner le développement de la flotte des différentes compagnies. 


Ahlam NAZIH 

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