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Analyse

Financement: Pourquoi on vous refuse le crédit?

Par L'Economiste | Edition N°:3942 Le 04/01/2013 | Partager
• Notation, viabilité des projets d’investissement, part de l’autofinancement…
Les ménages moins risqués que les entreprises
Pour 2013, l’activité du crédit évoluerait dans les mêmes proportions qu’en 2012

Source: Rapports annuels 2011
La notation est l’un des principaux éléments de prise de décision par le comité de crédit. Pour l’entreprise, une meilleure notation permettra d’obtenir des conditions de financement plus attractives. La tarification des produits est souvent indexée sur la grille de notation

Pour la première fois depuis 2003, la croissance du crédit pourrait descendre en dessous de 7%. Elle était inférieure à 6% à fin novembre. La tension sur les liquidités et la dégradation de l’environnement économique ont fortement contribué au ralentissement de l’activité. D’un autre côté, la sélection des dossiers est plus rigoureuse au niveau des banques. Les établissements de crédit ont depuis quelques années un dispositif de notation pour évaluer le risque pris sur les entreprises. La note de contrepartie est classifiée de A à H à Attijariwafa bank et à la Banque centrale populaire, et de 1 à 6 à BMCE Bank. La notation est l’un des principaux éléments de prise de décision par le comité de crédit. Pour l’entreprise, une meilleure notation permettra d’obtenir des conditions de financement plus attractives. La tarification des produits est souvent indexée sur la grille de notation. Cela ressemble bien aux notations financières des Etats. Le meilleur risque bénéficie du meilleur taux. La notation de l’entreprise intègre aussi bien les éléments bilanciels que la santé financière, le positionnement sur le marché ou encore la qualité des produits commercialisés. Au-delà de la notation, les projets d’investissements sont souvent soumis à des «stress test». «Ces tests révèlent parfois les limites du projet et des cash flow qu’il va générer», relève Hassan El Basri, directeur général Gestion globale des risques à la BCP. Aujourd’hui, l’une des principales exigences des banques est l’apport en fonds propres. «Plus il est important, plus la décision d’octroi de crédit est facile», fait savoir Basri. Le niveau de l’autofinancement est aujourd’hui l’une des principales leçons tirées de la conjoncture. La période où les banques étaient prêtes à financer la totalité des projets semble donc révolue.
Pour la clientèle des particuliers, les banques disposent d’un système de «scoring» pour s’assurer de la solvabilité du client. L’appréciation du risque de cette clientèle est également facilitée par le Crédit bureau. Globalement, les ménages sont plus disciplinés que les entreprises. Autrement dit, le risque est moins important au niveau de cette clientèle. Le principal problème ici est le surendettement. «Si nous estimons que le client disposera d’un reste à vivre, il n’y a généralement pas d’obstacle pour l’octroi du crédit», relève un banquier. Globalement, le taux d’endettement est plafonné à 40% des revenus. Il peut atteindre 50% quand il s’agit de l’acquisition d’un logement. Cela dit, les banques imputent le ralentissement de l’activité principalement à la faiblesse de la demande. «Les clients ne viennent plus vers nous», fait savoir un banquier. Les taux de rejets n’auraient pas beaucoup augmenté par rapport aux années précédentes. «Il se situe entre 7 et 8% à la BCP», confie Basri.
Même les offres promotionnelles pour dynamiser l’activité n’ont pas donné le résultat escompté chez certaines banques. «Nous avons proposé un taux de 5,95% pour tous les crédits d’investissement. Malgré cela, il n’y avait pas d’engouement», relève El Basri.
Le plus important pour les entreprises aujourd’hui est de maintenir l’outil de production. Cela s’explique par la hausse significative des crédits de trésorerie. Ils étaient en hausse de plus de 10% à fin novembre. Les crédits à l’équipement, eux, ont reculé pratiquement de 1% à la même période. Les prêts à l’habitat et à la consommation se sont en revanche bien comportés avec des hausses de 10% chacun. Les créances en souffrance affichent de leur côté une progression à deux chiffres par rapport à fin 2011. Avec le ralentissement de l’activité commercial, les résultats des banques pourraient être moins reluisants que par le passé, sachant que les activités de marché sont également peu porteuses.

F. Fa

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