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Fès: La pauvreté toujours palpable

Par L'Economiste | Edition N°:3941 Le 03/01/2013 | Partager
Vagabonds, mendiants, enfants de rue… la précarité est manifeste
Pourtant, 600.000 bénéficiaires de l’INDH en sept ans
Le wali de Fès appelle la société civile à s’impliquer

L’INDH, depuis son lancement, a participé à la création de nombre de centres d’accueil à Fès, comme dans sa périphérie. Cependant, force est de constater que plusieurs établissements qui avaient été inaugurés en grande pompe sont aujourd’hui désertés ou fermés. C’est le cas notamment d’un centre d’accueil pour mendiants, construit dans le quartier de Guerwawa

SEPT ans après son lancement, l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) a amélioré le quotidien de plusieurs centaines de milliers de gens à Fès. Aujourd’hui, le bilan fait état de plus de 900 millions de DH d’investissements, près de 800 projets opérationnels et 600.000 bénéficiaires dans 20 quartiers démunis ciblés par les programmes de l’INDH. En pourcentage, l’Initiative a permis de réduire le taux de pauvreté de 36 à moins de 20% au niveau des communes rurales ciblées. Et pour booster ces chiffres, le Comité préfectoral de développement humain (CPDH) de la préfecture de Fès vient de lancer un appel à projets dans le cadre du programme transversal de l’Initiative au titre de l’année 2013. Pour Bahae Rami, chef de la division de l’action sociale (DAS) à la wilaya de Fès, «l’INDH a amélioré le quotidien des gens et plus de 98% des projets programmés sont aujourd’hui réalisés». Mais il est difficile de croire que tous ces projets sont «effectivement» opérationnels. En effet, l’Initiative, et depuis son lancement, a participé à la création de nombre de centres d’accueil à Fès, comme dans sa périphérie. Cependant, force est de constater que plusieurs établissements qui avaient été inaugurés en grande pompe sont désertés ou fermés quelques mois plus tard. C’est le cas notamment d’un centre d’accueil pour mendiants, construit dans le quartier de Guerwawa. Ce projet, rappelons-le, fait partie d’un réseau de centres multidisciplinaires pour l’insertion des populations en situation précaire, situés à proximité des quartiers de l’ancienne médina, la ceinture nord de la ville, Aouinate El Hajjaj (sud-ouest) et les zones périphériques (ouest). Ici, la concentration des phénomènes liés à la précarité est très remarquable. Vagabonds, mendiants, malades mentaux… il y a de tout. Comme notamment la médina qui accueille quotidiennement de nombreux enfants de la rue. L’on sait à cet égard que ces enfants, aussi bien que les mendiants, s’échappent des centres d’accueil (notamment celui de Guerwawa) pour errer dans les rues.
Ce qui n’est pas de tout repos pour les autorités pour qui les campagnes de ramassage de vagabonds et de mendiants ont montré leurs limites. Sachant qu’il y a des professionnels de la mendicité qui gagnent quotidiennement plus de 400 DH. D’où l’appel de Mohamed Dardouri, wali de la région, à la société civile pour s’approprier des projets novateurs et qui renforcent l’attractivité de l’accompagnement social. C’était lors de la présentation du bilan des sept premières années de l’INDH. Dardouri a noté par la même occasion que les candidatures sont ouvertes, entre autres, aux chambres professionnelles, associations et coopératives désireuses de bénéficier de l’appui aux projets dans le cadre de l’INDH. Ainsi, une enveloppe budgétaire de l’ordre de 143,87 millions de DH a été allouée pour la phase 2011-2015 au niveau de la préfecture de Fès. Ces projets vont profiter à 31 quartiers à Fès en plus de la commune rurale de Sidi Harazem, où le taux de pauvreté est de 17,7%,  alors que la moyenne nationale est de 14 % en milieu rural.


De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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