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Agadir touchée par la crise

Par L'Economiste | Edition N°:3941 Le 03/01/2013 | Partager
Aucun secteur n’a été épargné par la conjoncture morose
Haro sur l’habitat anarchique
Démarrage du chantier de Taghazout

Hyatt sera en effet la première enseigne à s’implanter sur le site. La gestion de l’hôtel du golf lui est désormais déléguée. Un contrat a été conclu en décembre dernier entre la Sapst et la chaîne américaine. Pour l’heure, le chantier est installé et a démarré réellement

C’EST une année difficile qui vient de s’achever. Agadir et sa région n’ont pas été épargnées par les retombées de la crise internationale ni par celles du printemps arabe. La guerre au phénomène de l’habitat anarchique, qui s’était fortement développé à l’ombre du mouvement du 20 février, en était une des plus marquantes au début de l’année précédente. Institutionnels et élus se sont mobilisés pour attaquer de front ce dossier. Cela ne s’est pas fait sans des mouvements sociaux, mais la capitale du Souss a fini par se débarrasser de milliers de logements anarchiques. Ainsi sur les 12.000 habitats anarchiques environ, recensés dans la préfecture d’Agadir Ida Outannane, plus de 6.000 ont été démolis. Aucune localité n’a échappé aux engins de démolition mais des démarches ont aussi été entreprises pour légaliser ce qui a été construit sur les terrains privés. Parallèlement, la mise en place de deux zones d’aménagement progressif est toujours d’actualité dans la capitale du Souss. Et ce, pour faire face aux besoins en logement des familles concernées par les démolitions. Ces zones sont prévues l’une dans la commune de Drarga et l’autre dans le site de Adrar, respectivement de 30 ha pour 1.300 lots et de 50 ha pour 2.000 lots. Elles devraient être commercialisées à des prix symboliques. En attendant, il reste à reloger encore des bidonvillois. Plus de 2.700 logements sociaux sont aujourd’hui vides car pas encore livrés pour manque de permis d’habiter, entre autres. Des centaines de familles bénéficiaires, des ex-bidonvillois, ne sont pas encore recasées. Cette situation, comme les lenteurs dans le dossier de restructuration des piémonts, peut être une source de nouveaux habitats anarchiques. Il faut donc rester vigilant. La vigilance est de mise également dans le secteur agricole quant aux ressources en eau dans la région. L’année 2012 a été marquée par la sécheresse et le Souss Massa, première zone d’exportation de primeurs, vit un véritable stress hydrique. Ainsi, le bilan global offre/demande montre un déficit actuel de 136 millions de m3/an. Aussi, l’alternative du dessalement est au programme dans la zone de Chtouka.  Ce chantier, premier du genre en Afrique dans le cadre d’un partenariat public/privé, est aujourd’hui, après l’étude pour la structuration et la dévolution du projet, au niveau des départements de l’Agriculture et des Finances. Il reste en effet à trouver les fonds. Ce projet a été estimé à 2,5 milliards de DH. Outre le manque de ressources en eau, les agriculteurs ont eu également beaucoup de soucis commerciaux en 2012 sur le marché européen. La campagne d’exportation 2011/2012 a été mauvaise en raison d’un marché à l’export peu porteur. A l’origine de cette situation, la conjoncture économique internationale et particulièrement la crise en Europe qui a eu des retombées négatives sur le pouvoir d’achat des ménages. La filière tomate, produit phare de la région du Souss, a été notamment touchée. Au niveau du tourisme, c’est toute la destination qui souffre des retombées de la crise internationale. 2012 a été une année très difficile et des établissements ont du mal à faire face à leurs charges. Résultat: la destination abrite aujourd’hui des hôtels d’une capacité totale de 1.500 lits fermés car en difficulté financière et des chantiers pourvoyeurs de 2.200 lits à l’arrêt. De plus, les mouvements sociaux sont nombreux dans le secteur et d’autres hôtels sont menacés de fermeture. Le lancement effectif du chantier de la future station balnéaire de Taghazout reste toutefois prometteur pour la destination. Un partenariat a été conclu entre le groupe Pierre & Vacances center parcs et le groupe CDG. De plus, la Sapst (Société d’aménagement et de promotion de la station de Taghazout) a signé un contrat avec la chaîne Hyatt. Ce sera en effet la première enseigne à s’implanter sur le site. La gestion de l’hôtel du golf lui est désormais déléguée. Pour l’heure, le chantier est installé et a démarré réellement. Malgré la conjoncture morose, d’autres investissements ont été annoncés. Toujours dans le secteur du tourisme, deux autres projets d’envergure ont été validés par le CRI du Souss-Massa-Draâ. Il s’agit tout d’abord de la construction d’un complexe hôtelier balnéaire, initié par des investisseurs saoudiens dans la commune urbaine d’Agadir. Le projet d’une consistance de plus de 200 chambres hôtelières sera en fait aménagé sur la dernière parcelle libre sur le front de mer. D’un coût total de près de 540 millions de DH, il générera à terme  200 emplois. Le projet de construction d’un complexe résidentiel et touristique également au programme offrira à terme plus de 730 emplois. Ce projet nécessitera un investissement de 365 millions de DH. Cela augure du meilleur et laisse entrevoir un avenir plus florissant pour la destination.

Affaires politiques

SUR le plan politique, l’année 2012 a été marquée par le maintien de Brahim Hafidi à la tête du Conseil régional du Souss-Massa-Draâ. L’élu sous l’étiquette du RNI entame en effet son deuxième mandat au sein de la collectivité locale. Equipement de base, santé et éducation restent aujourd’hui les priorités de l’entité qui a voté en septembre dernier son budget 2013, d’un montant de près de 72 millions de DH. L’objectif est de poursuivre plusieurs chantiers entamés en 2012 tels que le parachèvement de la part du Conseil régional dans la deuxième tranche du doublement de la voie Agadir-Tiznit.

De notre correspondante, Malika ALAMI

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