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Entreprises

Une PME sur la piste du transport du médicament

Par L'Economiste | Edition N°:3939 Le 28/12/2012 | Partager
Une flotte d’une vingtaine de véhicules spéciaux

Avec un réseau estimé à 11.000 pharmacies livrées au moins une fois par jour dans tout le Royaume, le transport est l’un des maillons stratégiques de la logistique du médicament. Si, en amont, les choses sont maîtrisées, l’enjeu se situe surtout en aval dans la chaîne de froid et des conditions d’acheminement des produits. Aux officines, aux cliniques ou aux pharmacies d’hôpitaux publics dont les commandes sont traitées et centralisées par la Pharmacie centrale située à Berrechid.
Excepté une petite minorité de grossistes soumis à des audits draconiens de la part de leurs donneurs d’ordre (multinationales pharmaceutiques), le transport du médicament est aujourd’hui le grand malade de la chaîne logistique du secteur. Les «Bonnes Pratiques» internationales auxquelles sont censés s’aligner les distributeurs ne seraient pas totalement observées. Les prestataires qui apporteront une valeur ajoutée ont donc une carte à jouer dans ce secteur exigeant de la distribution de médicaments. C’est ce qu’ont dû se dire les fondateurs de Logiphar.

La distribution est structurée

autour de grossistes par lesquels

transitent 80% du volume des

médicaments consommés au Maroc

Cette PME, installée dans le quartier industriel de Lissasfa à Casablanca, a choisi de se différencier en se spécialisant dans le transport des médicaments, une spécialisation qu’elle présente comme, «une valeur ajoutée». Probablement, car, aujourd’hui, le tableau est plutôt inquiétant. Malgré une réglementation sévère à laquelle ils sont soumis, la majorité de la quarantaine de grossistes pharmaceutiques recourent à des prestataires généralistes dont certains transporteraient les médicaments comme un banal produit. Et c’est dans cette faille que Logiphar veut s’introduire. La société a investi des millions de dirhams dans une flotte d’une vingtaine de véhicules équipés de la chaîne de froid, cruciale pour la sécurité des produits pharmaceutiques. Le moindre écart sur ce plan peut altérer, voire neutraliser l’efficacité du produit. Les vaccins, par exemple, doivent être transportés sous une température située entre 2 et 8 degrés. Pour le reste, il faut une température comprise entre 15 et 25 °C. On en est loin lorsqu’on sait que les soutes des cars de transport des voyageurs servent parfois pour livrer certaines pharmacies et centres de santé situés hors de grands centres urbains.
L’organisation de la chaîne logistique du médicament est assujettie à une réglementation très draconienne, mais là, entre les prescriptions réglementaires et la réalité, il y a un gouffre. La distribution est structurée autour de grossistes par lesquels transitent 80% du volume des médicaments consommés au Maroc. Ils assurent l’intermédiation entre les laboratoires et les pharmacies d’officines, les cliniques privées. Mais depuis quelques années, les industriels cherchent à réduire leur dépendance de la grossisterie en allant livrer directement aux pharmacies et aux cliniques.
Les grossistes répartiteurs sont soumis à un pouvoir de négociation croissant des laboratoires en amont ainsi qu’aux pressions des pouvoirs publics. Pour développer leur business et préserver leurs marges, ils doivent développer des services à valeur ajoutée. Il s’agit de passer d’une position de logisticien à celle de partenaire supply chain, capable de rentrer dans les problématiques de traitement des commandes des pharmacies et d’assurer la traçabilité, l’aide aux prévisions et au réapprovisionnement, le traitement des invendus, etc.


A. S.

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