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    Politique

    Manifestation pour la Palestine… et contre le gouvernement

    Par L'Economiste | Edition N°:3915 Le 26/11/2012 | Partager
    Benkirane invectivé par des protestataires et des banderoles «insultantes»
    Les partis politiques présents, mais éclipsés à cause de la désorganisation
    L’ambassadeur de la Palestine complètement oublié

    1- Ces manifestations censées soutenir la cause palestinienne ont pris une toute autre tournure, principalement à Rabat, où une foule nombreuse s’est agglutinée autour du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, l’invectivant hargneusement et lui reprochant de profiter de cet évènement à des fins électorales

    2 -Benabdellah, Chabat, Oualalou, Moukharek, Ghellab (et aussi Mezouar, et Bakkoury)… Quasiment tous les partis politiques ont répondu à l’appel. Mais le manque d’organisation les a conduits à manifester de façon dispersée

    3 -la masse de manifestants contre l’occupation israélienne et ses débordements était majoritairement issue de la société civile. Associations sportives, de parents d’élèves, de professionnels...

    Manque d’organisation des marches de protestation, qui se sont déroulées hier à Rabat et Casablanca, à l’initiative du Groupe d’action nationale de soutien à l’Irak et à la Palestine et de l’Association marocaine de soutien à la lutte palestinienne (AMSLP). Ces manifestations censées soutenir la cause palestinienne ont pris une toute autre tournure, principalement à Rabat, où une foule nombreuse s’est agglutinée autour du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, l’invectivant hargneusement et lui reprochant de profiter de cet évènement à des fins électorales. Idem à Casablanca, ou des banderoles «insultantes», ont été rapidement confisquées. A l’heure où nous mettions sous presse, la manifestation brassait plus de 20.000 personnes parties de Bab Al Had vers 10h30, indique un responsable de l’autorité. En termes de participation, Casablanca n’était pas en reste non plus, mais difficile à comptabiliser en raison du manque d’organisation. Ce qui a éclipsé la visibilité des partis politiques et des représentants syndicaux, pourtant présents à l’appel. Ces derniers ont manifesté, mais dispersés et non unis comme l’exige l’esprit et la cause à défendre par cette marche. Ainsi, pouvait-on distinguer Hamid Chabat, SG du PI, Salaheddine Mezouar SG du RNI, Mustapha Bakouri du PAM et Nabil Benabdellah du PPS. Sans oublier El Miloudi El Moukharek, SG de l’UMT, et Fathallah Oulalou de l’USFP. Alors que le milieu de la marche a été monopolisé par les militants et sympathisants du PJD dirigés par le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane et Mustapha Khalfi, ministre de la Communication. Les militants des partis de la gauche comme le PADS, PSU et l’AMDH ont préféré rester plus loin dans les derniers rangs de la marche. Et comble, Ahmed Soboh, ambassadeur de la Palestine au Maroc, livré à lui même, s’est retrouvé à manifester, seul avec un petit groupe.
    A Casablanca, pas non plus d’organisation. Si la population a répondu présent en nombre, l’effet de masse n’y était pas. A partir de leur point de départ à Derb Omar, les manifestants se sont dispersés sur différentes avenues, se retrouvant, par moment, devant le tribunal de première instance, ou devant le Conseil de la ville. Et en dépit des tentatives de politisation du soutien à la Palestine, aucun parti n’a su réellement se mettre en valeur à Casablanca, sauf peut-être Annahj Addimocrati, qui menait la marche. Majoritairement en deçà de la trentaine, les partisans du parti brandissaient le drapeau palestinien encastré entre deux drapeaux de Che Guevara. Al adl wa al-ihssan, qui semblait particulièrement vouloir en faire un rendez-vous politique, n’était que très peu visible. En réalité, la masse de manifestants contre l’occupation israélienne et ses débordements était majoritairement issue de la société civile. Associations sportives, de parents d’élèves, de professionnels, d’artisans, groupements d’habitants … des groupuscules, en somme. Cela explique pour beaucoup l’aspect fragmentaire de la marche de soutien.

     

    Noureddine EL AISSI & Rim Aït El HAJ

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