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Culture

8e édition du FIFM
Pas d’étoile pour Kandisha

Par L'Economiste | Edition N°:2908 Le 25/11/2008 | Partager

. Le film a coûté 35 millions de DH, sans convaincre. Prochaine sortie sur les écrans «Kandisha», film de Jérôme Cohen-Olivar et produit par Albert Levy, deux copains d’enfance, sortira prochainement sur les écrans marocains et à l’international. Son avant-première a fait salle comble lors du dernier festival international du film de Marrakech et a suscité des réactions mitigées. «Kandisha» a été le seul film marocain en compétition. Mais il en est sorti sans distinction aucune. Le réalisateur s’explique sur cet échec et sur ses choix.- L’Economiste: Vous prévoyez une sortie à l’international et à l’échelle nationale pour le film Kandisha. Vous avez des dates? - Jérôme Cohen-Olivar: Nous sommes en pourparlers avec les distributeurs et cela dépend d’eux. En tout cas, la sortie nationale se fera soit en même temps qu’à l’international, soit avant, car pour moi, la sortie marocaine demeure prioritaire et heureusement on peut la traiter d’une façon indépendante, alors qu’à l’international, nous sommes contraints de respecter un calendrier. - On a tant dit sur Kandisha, un film à gros moyens et gros cachets? Qu’en est-il? - On a eu les moyens qu’il fallait pour la réalisation de ce film et pas plus. Comparé aux productions marocaines, le budget du film peut paraître conséquent. Mais au niveau européen, c’est un film à petits moyens. Dès le départ, on s’est donné l’ambition de s’aligner sur les films internationaux du genre tout en jouant la carte 100% marocaine au niveau des financements, sans subir d’influences. Le producteur Albert Levy, et je lui tire mon chapeau, a décliné plusieurs offres de copartenariats européens avec des montants conséquents. Nous voulions vraiment être indépendants, être reconnus dans notre pays d’origine avant d’être reconnus ailleurs. Or, qui dit financement étranger dit contrôle créatif et droit de regard sur le scénario.- Donnez-nous une idée sur ce budget tant décrié…- Le film a coûté aux alentours de 3 à 4 millions de dollars (soit environ 35 millions de DH). On fait très peu de choses avec ce montant, surtout quand on veut faire un film marocain aligné sur le fantastique et qui peut s’exporter.- Le casting a dû coûter cher…- Contrairement à ce qu’on croit, non. Les acteurs qui ont joué dans le film croyaient en nous (ndlr: Amira Casar, Hiam Abbass, Saïd Taghmaoui, Assad Bouab, Michael Cohen et David Carradine). A peine 20% du casting étaient des étrangers. Quant à la langue du film, sa diversité ne détermine pas la nationalité du film. La langue n’est qu’un outil comme un autre et, pour bien se vendre, il faut parler un langage universel. Pourquoi ne reproche-t-on pas aux films américains de parler espagnol? - Le mythe de Aïcha Kandisha est raconté autrement dans votre film- Il s’agit de mon interprétation personnelle. Pour un réalisateur, le mythe ou le thème n’est qu’un prétexte pour monter une histoire. Au fil de celle-ci, il y a des choses personnelles exposées. Franchement, je n’ai pas eu de messages à véhiculer à travers le film. C’est du cinéma avant tout. Et le cinéma est un mariage très complexe qui doit trouver les voies d’équilibre pour respecter et le côté artistique et le côté marketing.- Mis en compétition à la 8e édition du FIFM, Kandisha est sorti finalement bredouille…- Que le film ait été choisi en compétition officielle dans le festival reste en soi le plus beau cadeau que le Maroc puisse m’offrir. Maintenant, le jury reste souverain.- Que sera l’après-Kandisha pour Jérôme Cohen-Olivar?- J’ai continué à écrire tout au long de la production et de la post-production du film Kandisha. Albert Levy et moi venons de créer une société de production marocaine. Nous allons continuer à chercher des financements marocains et étrangers pour réaliser des films avec pour plateforme le Maroc. On va s’imprégner pour des films exportables de la culture marocaine.Propos recueillis parBadra BERRISSOULE

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