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    Employabilité
    Le handicap, un facteur toujours discriminant

    Par L'Economiste | Edition N°:3898 Le 30/10/2012 | Partager
    Cette population est particulièrement frappée par le chômage
    Le niveau d’instruction multiplie néanmoins les chances

    Les résultats de la dernière enquête du Haut commissariat au plan (HCP) démontrent que plus le niveau d’instruction d’un handicapé est élevé, plus il a de chances d’accéder à un emploi

    L’insertion des handicapés dans le marché de l’emploi est un droit garanti par la loi. En effet, l’article 17 de la loi n°07-92 relative à la protection sociale des personnes handicapées stipule qu’«aucun citoyen ne peut, pour cause d’un handicap dont il est atteint, être privé de l’obtention d’un emploi dans le secteur public ou privé…». En outre, d’après les termes de l’article 18 de la même loi, devenir handicapé ne saurait en aucun cas être un motif valable de perte d’emploi.
    Concrètement, l’arrêté du Premier ministre n° 3.130.00, du 10 juillet 2000, prévoit un quota de 7% au profit des personnes handicapées dans le secteur public.
    Or, la dernière enquête en date du Haut commissariat au Plan (HCP) démontre que le taux brut d’activité des handicapés est 2 fois moins élevé que celui enregistré pour les non-handicapés, et ce, avec des taux de 16,8% pour les premiers et 36,3% pour les seconds. Parmi l’ensemble des handicapés, seulement 13,1% sont actifs occupés, dont 8,1% des hommes et 5% des femmes. Chez les femmes handicapées inactives, le contingent le plus important est celui des femmes au foyer avec un taux de l’ordre de 19,5%. Quant à la population active, sa structure est à prédominance masculine. En effet, les hommes représentent 80%, avec 79,4% en milieu urbain et 0,6% en milieu rural. Sur un autre registre, la relation entre l’éducation et l’accès à l’emploi montre que si la population active occupée est dominée par les personnes sans niveau d’instruction avec une proportion de 52,3%, la majorité de la population en chômage est constituée des personnes ayant un niveau d’éducation fondamental.
    Le lien entre niveau d’instruction et accès à l’emploi, pour sa part, démontre que plus le 1er est élevé plus le 2e augmente. Ainsi, si 12% seulement des personnes handicapées sans instruction sont actives, le taux brut d’activité se situe autour de 25% pour les personnes ayant les niveaux d’instruction préscolaire, fondamental I et II et passe à 39% pour les personnes handicapées ayant un niveau d’études secondaire et à plus de 53% pour celles de niveau supérieur. Néanmoins, ces taux moyens cachent des disparités importantes entre milieux de résidence, puisque pour les niveaux d’instruction bas, les ruraux sont relativement plus actifs que les citadins et le constat est inversé dès le niveau fondamental.
    Sur le plan réglementaire, le ministère de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social a également proposé un projet de loi portant sur le renforcement des droits des personnes en situation de handicap, selon une approche basée sur la participation sociale et les droits humains, tout en s’harmonisant avec la convention internationale des droits des personnes handicapées, ratifiée par le Maroc en avril 2009. En outre, un plan d’action national pour l’intégration des personnes en situation de handicap (Paniph), pour la prochaine décennie, est en cours de finalisation. Ce Paniph est censé constituer un cadre mobilisateur des acteurs œuvrant dans le domaine.
    Ahmed IBN ABDELJALIL

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