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Economie

Académie des arts traditionnels
Le décret publié au Bulletin officiel

Par L'Economiste | Edition N°:3884 Le 09/10/2012 | Partager
Les étudiants ont jusqu’au 15 octobre pour déposer leur candidature
Cinq spécialités dans les métiers traditionnels
L’institution habilitée à créer des clusters d’entreprises innovantes

La formation dispensée porte sur cinq spécialités, à savoir les métiers de bijouterie et ferronnerie, de la menuiserie, l’architecture traditionnelle, la maroquinerie et le tissage traditionnel. Le décret prévoit également la mise en place d’une formation en calligraphie

La mosquée Hassan II à Casablanca, l’un des symboles culturels et religieux du Maroc, est également un temple de l’artisanat. En effet, l’espace géré par la Fondation de la mosquée Hassan II abritera une Académie des arts traditionnels qui sera un véritable pôle d’excellence en matière d’artisanat. Son décret d’organisation a été adopté en Conseil de gouvernement le 27 septembre dernier, et publié au Bulletin officiel,. Il s’agit d’une «institution dédiée à la formation des cadres supérieurs, et à la recherche en matière d’arts traditionnels». Concrètement, il s’agit de «former des artisans et des cadres de haut niveau pour perfectionner leur savoir-faire professionnel et pratique dans les différentes spécialités artisanales», selon l’article 1er du décret.
A cela s’ajoutent la formation continue dans les mêmes spécialités ainsi que l’accompagnement technique et la consultation en matière de qualité en faveur des entreprises d’artisanat. L’Académie sera également chargée de promouvoir la recherche afin de favoriser la création et l’innovation. D’autant plus que cette institution est habilitée à mettre en place des clusters d’entreprises innovantes, d’exploiter des brevets, ou encore de commercialiser ses produits. Globalement, la formation, qui s’étale sur trois ans, porte sur cinq spécialités, à savoir les métiers de bijouterie et ferronnerie, de la menuiserie, l’architecture traditionnelle, la maroquinerie et le tissage traditionnel. Le décret prévoit également la mise en place d’une formation en calligraphie. Il est à préciser que ces spécialités peuvent être modifiées ou complétées par une décision du ministère de l’Artisanat. Pour accéder à l’Académie, un concours est organisé pour les candidats ayant passé l’étape de présélection. La direction de cette institution a fixé le 15 octobre comme dernier délai pour le dépôt des candidatures pour l’année en cours. Les candidats doivent disposer d’un baccalauréat scientifique ou technique en plus d’un diplôme de technicien spécialisé dans l’une des formations proposées. Les étudiants qui réussissent l’accès ont droit à une bourse de formation, dont le montant est déterminé par le conseil scientifique de l’Académie. Celui-ci est l’un des principaux organes de cette institution. Il est composé du président du conseil d’administration de la Fondation de la mosquée Hassan II, de son conservateur, du secrétaire général du ministère de l’Artisanat, du DG de l’OFPPT, du directeur de l’Académie, ainsi que des représentants des départements de l’Enseignement supérieur, de l’Emploi, et des président de la Fédération des entreprises d’artisanat, de la FNBTP. A cela s’ajoutent des directeurs d’établissements comme l’Ecole Hassania des travaux publics, l’Ecole nationale d’architecture, l’Institution nationale des beaux-arts, ainsi que des artisans et des formateurs. Ce conseil approuve les orientations et les programmes de formation et de recherche au sein de l’Académie, qui sont élaborés par le conseil interne, qui se charge également de toutes les questions pédagogiques, notamment celles liées à la sélection des candidats et à l’organisation de la formation et des stages. Ce conseil interne est présidé par le directeur de l’Académie, aidé par le directeur adjoint chargé de la formation, ainsi que 5 formateurs et 5 artisans, et un représentant des étudiants élu par ses collègues.

Organisation

L’Académie des arts traditionnels est dirigée par un directeur pourvu des attributions lui permettant d’élaborer son règlement intérieur et de gérer ses différents services. Il veille au bon déroulement des formations au niveau théorique, technique et pratique, et présente un rapport annuel d’activité au conseil scientifique. Il est épaulé par deux directeurs adjoints, l’un chargé de la formation et de la recherche, et l’autre des questions administratives et financières.

M. A. M.

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