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3.700 personnes pourraient être privées du haj

Par L'Economiste | Edition N°:3848 Le 16/08/2012 | Partager
La Fédération des voyagistes appelle au boycott de la saison 2013
Les opérateurs réclament un tirage au sort unique

LES agences de voyages appellent au boycott du haj pour la saison 2013 (1434 de l’hégire). Une décision transmise au ministère des Habous, via la tutelle, en l’occurrence le Tourisme et toujours maintenue par les opérateurs.
A l’origine de la grogne des voyagistes, la persistance du département des Affaires islamiques à établir deux listes distinctes de candidats au pèlerinage. La première concernant les pèlerins qui effectueront le rituel via le service public et la seconde, relative aux agences de voyages. Une répartition qui attribue aux voyagistes un quota de 3.688 pèlerins sur 32.000 pour tout le Royaume. Le reste des pèlerins étant pris en charge par le ministère des Habous.
«Les professionnels demandent à l’Administration d’établir un tirage au sort sur la base d’une liste de candidats unique», explique Omar Sabri, président de l’Association des agences de voyages de Casablanca. En clair, les voyagistes réclament la libéralisation du marché du pèlerinage. L’objectif étant d’accorder le libre choix aux pèlerins. «Pour l’heure, le ministère des Habous n’a pas encore répondu à nos doléances», précise-t-on auprès de la Fédération nationale des agences de voyages (FNAVM) qui persiste à boycotter le pèlerinage pour la saison 2013. Du coup, les 3.688 pèlerins qui avaient été tirés au sort dans le cadre de la liste des agences de voyages pourraient bien se voir privés du pèlerinage.
Pour rappel, le quota accordé au Maroc n’avait jamais été épuisé avant 2005. Mais depuis 2006, le Maroc a commencé à enregistrer une demande croissante pour le haj. Si bien que le gouvernement a été amené à départager les candidats via l’organisation d’un tirage au sort, basé sur deux listes. Une décision qui s’est  traduite par la réduction comme une peau de chagrin du nombre de sièges attribués aux agences de voyages. De 10.500 sièges en 2006, le quota a été réduit à 3.688 pour 2013.
Le dialogue entre le ministère des Habous et les professionnels a lieu via le canal du département du Tourisme. Mais il reste au point mort. En attendant un signal d’Ahmed Taoufik, les voyagistes campent sur leur position.

Manque de visibilité

«JUSQU’À présent, les patrons d’agences n’avaient aucune visibilité par rapport aux tarifs et aux prestations offertes. Du coup, ils étaient dans l’incapacité d’informer leurs clients», explique Omar Sabri, président de l’Association des agences de voyages de Casablanca. Concrètement, l’organisation d’un tirage au sort sur la base d’une liste unique permettrait aux agences de voyages d’offrir des produits tarifés et compétitifs car elles pourront négocier à l’avance avec leurs partenaires en Arabie saoudite.
A titre d’exemple, en 2011, les agences de voyages ont consacré 40% de leur quota au produit social, proposé à 38.000 DH. Pour la saison 2012, le même produit s’élevait à 41.900 DH. En cause, le retard pris dans la négociation des packages avec les partenaires commerciaux saoudiens et la hausse du rial.

Hassan EL ARIF

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