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    Maladies professionnelles
    De nouveaux troubles apparaissent

    Par L'Economiste | Edition N°:3788 Le 22/05/2012 | Partager
    Musculosquelletiques, fatigue oculaire, stress… les nouvelles maladies professionnelles
    Une couverture nationale des travailleurs autour de 3%

    «Il est urgent de mettre en place un plan national de prévention des risques professionnels, souligne Pr. Abdeljalil El Kholti

    Le Professeur Abdeljalil El Kholti, le premier médecin du travail marocain, fondateur de l’unité «santé au travail» à la faculté de médecine de Casablanca et président de la Moroccan Health Association (MOHA), explique qu’il n’y a pas assez de praticiens dans cette spécialité. Pourtant, les maladies professionnelles sont en hausse. 

     

    - L’Economiste: Quelles sont les maladies du travail les plus répandues au Maroc?
    - Abdeljalil El Kholti: Les travailleurs marocains sont toujours soumis à des risques classiques comme la silicose, la surdité due au bruit, ou encore l’asthme.

    - Quelles sont les «nouvelles maladies du travail», notamment liées aux TIC?
    - Nous rencontrons plus de troubles musculosquelletiques, dits TMS (ndlr: maladies des tissus mous: muscles, tendons, nerfs), de fatigue oculaire due au travail devant écran, et de stress au travail...

    - Quel schéma suit la médecine du travail au Maroc?
    - Le modèle marocain est un modèle qui montre ses limites comme  dans de nombreux  pays développés. Il faudrait évoluer vers une santé du travail gérée par une équipe multidisciplinaire, elle-même animée par un médecin, compte tenu de ses compétences techniques et médicales. Il s’agit là d’une obligation d’ailleurs, puisque le conseil de gouvernement a pris, le 29 avril dernier, la décision de ratifier la convention 187 de l’OIT.

    - La médecine du travail, en chiffres?
    - On estime à environ 3% le nombre de travailleurs couverts par la médecine du travail sur 10 millions de travailleurs (ndlr: ruraux et urbains). Ils ont pris en charge à peu près 900 médecins du travail. Le coût de tout cela reste donc difficile à évaluer, mais il faudrait sérieusement se demander s’il n’y a pas là une  inadéquation  à soigner!

    - Quels sont les axes d’amélioration que vous préconisez?
    - Il serait important d’optimiser et orienter les actions, mais surtout de mutualiser les moyens; notamment en mettant en place une stratégie nationale de santé au travail, avec un programme ou plan national pluriannuel (5 ans au moins) de prévention des risques professionnels.

     

    Propos recueillis par Rime AIT EL HAJ

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