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Economie

G20: Le Mexique vend ses urgences aux dirigeants arabes
Entretien avec Roberto Marino, représentant spécial de la présidence mexicaine du G20

Par L'Economiste | Edition N°:3772 Le 27/04/2012 | Partager

«La croissance des pays en développement, notamment les Etats arabes, fait également partie de nos préoccupations»

Le Mexique tient à marquer sa présidence du G20, dont le prochain sommet est prévu en juin, et le fait savoir. A l’issue de la réunion des ministres arabes des Finances qui s’est tenue la semaine dernière à Rabat, Roberto Marino, son représentant spécial, a présenté les priorités de son pays. Entre autres dossiers urgents, la régulation du système financier international.

 

- L’Economiste: Vous avez tenu des réunions avec les ministres des Finances des Etats de la Ligue arabe à Rabat. Pourquoi?
- Roberto Marino: L’objectif principal de ma visite au Maroc est de transmettre les priorités de la présidence mexicaine du G20. C’était également une occasion de mener des consultations et de prendre note de leur position, surtout concernant leurs soucis par rapport à la situation de l’économie mondiale, du financement des infrastructures, de la sécurité alimentaire et de la croissance verte.

- Est-ce que votre réunion avec le ministre des Finances marocain s’inscrit également dans le même objectif?
- Effectivement, elle s’inscrit dans cette logique de relations multilatérales. Le Maroc est le pays hôte de la réunion des ministres des Finances des Etats de la Ligue arabe. Donc, j’ai tenu à échanger avec les responsables marocains les points de vue concernant nos priorités pour le prochain sommet du G20. Nous avons également abordé des sujets concernant les perspectives économiques mondiales et régionales.
- Quels sont les principaux enjeux de ce sommet?
- Le Mexique a établi cinq priorités en tant que président du G20 pour cette année. Il s’agit d’abord de réussir une stabilisation de l’économie mondiale via la promotion des emplois, notamment pour les jeunes. Ensuite, nous allons œuvrer pour le renforcement de la régulation du système financier international, afin d’éviter des crises telles que nous les avions vécues en 2008 et 2009.
La troisième priorité est la mise en œuvre d’une nouvelle architecture du réseau financier international, en plus de la mobilisation de fonds en faveur du FMI. A cela s’ajoute la préoccupation de la sécurité alimentaire, afin que les populations les plus défavorisées ne soient pas affectées par l’augmentation des prix des denrées de base. Enfin, nous allons nous atteler à la recherche de pistes pour assurer la croissance économique, avec un plaidoyer pour le développement des infrastructures, de l’investissement dans des projets de l’économie verte…

- Quel rôle peut jouer le G20 pour accompagner les transitions démocratiques dans les Etats arabes?
- Le G20 réunit les économies les plus développées du monde, qui représentent 85% du produit économique mondial. Nous considérons que le rôle du G20 est d’aider au développement économique mondial. La croissance des pays en développement, notamment les Etats arabes, fait également partie de nos préoccupations. Toutefois, nous n’avons pas prévu à l’ordre du jour des discussions concernant le printemps arabe en particulier. Mais le G20 se mobilise pour la mise en place d’un environnement favorable à l’investissement et au développement économique qui permettront d’aider les Etats de cet ensemble régional.

- Face à une Europe en crise, le G20 a exigé le renforcement du pare-feu financier avant d’accroître les ressources financières du FMI. Est-ce que vous craignez un enlisement du déficit européen?
- Nous suivons de près l’évolution des économies européennes, et nous voulons coopérer avec ces Etats, surtout ceux qui ont un important niveau de dette souveraine. Le G20 est un forum de coopération monétaire international, qui plaide pour le renforcement des actions mises en œuvre pour l’Union européenne, afin d’augmenter la stabilité financière des économies des pays de la région.

- Au niveau de la structure du G20, certains think-tank ont suggéré l’intégration de 5 membres du groupe des 77 en tant que membres non permanents. Qu’est-ce que vous en pensez?
- C’est un groupement qui a toujours mené des relations de dialogue transparent et direct avec les pays non membres du groupe, afin de favoriser la croissance de leurs économies. A titre d’exemple, nous avons invité au sommet, qui aura lieu en juin prochain au Mexique, des Etats comme le Bénin qui préside l’Union africaine, le Cambodge à la tête de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, le Chili et la Colombie de l’Amérique latine, ainsi que l’Espagne, dont l’invitation aux sommets du groupe est devenue une tradition.


Propos recueillis par Mohamed Ali MRABI

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