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    Entreprises

    Station Saïdia
    La CDG prend les choses en main

    Par L'Economiste | Edition N°:3761 Le 12/04/2012 | Partager
    Sa filiale SDS va investir 5 milliards de DH
    Redonner vie à la station balnéaire

    Depuis l’inauguration de la station, les hôtels ont progressivement ouvert plus longtemps, d’année en année, notamment par un effet de retour d’expérience. Il s’agit, selon la SDS, d’une tendance qui sera confirmée à l’avenir. D’ailleurs, l’ambition partagée aujourd’hui est d’arriver à faire vivre la station sur toute l’année

    Quelques formalités encore pour que la main passe définitivement dans la gestion de la station touristique de Saïdia. La Société de développement de Saïdia (SDS), détenue à 66% par CDG Développement et 34% par le Fonds marocain pour le développement touristique (FMDT), reprend la barre des opérations de la station des mains de la Société d’aménagement de Saïdia (SAS), filiale à 100% de General Firm of Morocco (GFM), elle-même détenue à parts égales par Douja Promotion (groupe Addoha) et l’espagnol Fadesa.  
    La SDS va poursuivre et accélérer le développement de la station, avec au passage l’achèvement des aménagements et des infrastructures. Dans son rôle de capitaine de bord, le nouveau gestionnaire s’engage à «humaniser et mettre à niveau le cœur de vie de la station» et asseoir définitivement la station en tant que destination touristique digne de ce nom. Pour le directeur général délégué de la société, Hatim Zaki (lire interview en page 7), «il est question de créer et de développer, dans une première phase à l’horizon 2015, un cœur de vie complet et homogène qui sera le centre des activités et des loisirs du resort». Des projets qui seront organisés autour de la marina, du centre commercial et du golf déjà existants, ainsi qu’autour de deux hôtels qui y seront livrés en 2015. «Ce cœur de vie permettra en effet de réduire les espaces et de créer de meilleures sensations et de nouvelles expériences pour les touristes et les usagers de la station». L’objectif étant d’augmenter la capacité hôtelière actuelle de la station pour arriver à une taille critique, plus facilement vendable auprès des TO. Selon Zaki, l’accent sera davantage mis sur une offre de qualité pour l’animation et les loisirs qui constituent une condition essentielle à la réussite de toute station balnéaire similaire.
    Parmi les projets au programme de la SDS, il y a un aquaparc et un centre sportif de standing qui devraient contribuer à donner une nouvelle identité à la station et prolonger sa durée d’ouverture qui est actuellement de 4 mois à peine. Le travail d’embellissement du resort, commencé il y a quelques mois déjà, a permis, lui, de nouveaux aménagements paysagers.
    Au-delà des problèmes liés à la «survie» des restaurateurs, victimes de la forte saisonnalité de la station, le défi pour la Société de développement de Saïdia, c’est de repositionner la station, développer les parcelles viabilisées et porter la capacité hôtelière et résidentielle touristique à 8.780 lits dont 4.380 hôteliers. Le nouveau gestionnaire a également mis au premier rang des défis à relever de relancer les prestations d’animation touristique, hisser le niveau et ce, pour un investissement de 5 milliards de DH en trois phases, allant de 2012 à 2020. Le but étant de corriger définitivement cet «échec dans la conception même du projet et la façon de faire pour le rentabiliser», regrette Mohamed Fassi-Fehri, directeur général de CDG Développement. La faute à qui? A une approche qui est restée jusque-là surtout immobilière.
    Par ailleurs, l’ancien gestionnaire de la station (SAS) n’a plus pour rôle que d’«écouler le stock d’appartements qu’il possède encore dans la station», relève Hatim Zaki. Tout compte fait, «le passif était assez négatif et le modèle initial de la station a montré ses limites», assène Fassi-Fehri. La réaction des restaurateurs de la station, à l’occasion de la visite sur le site, vendredi dernier, du ministre du Tourisme, Lahcen Hadad, en dit long (cf. L’Economiste du 9 avril 2012).

    SAS

    Non… ce n’est pas le titre du dernier polar. L’opération «SAS», du nom de la Société d’aménagement de Saïdia (SAS) a permis de conclure en juin 2011 un protocole d’accord avec CDG Développement (60%) et la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), 30%, pour la création de la Société de développement de Saïdia (SDS). Le coût du deal s’élève à 1,3 milliard de DH. Pour les parts de la SAS (10%), l’opération de transfert se fait sans paiement directe. Le montage prévoit donc une prise de participation à terme de la SAS dans la Société de développement de Saïdia de 68 millions de DH, plafonnée à 10% comme mode de paiement du reliquat. Le périmètre des terrains et actifs cédés dans ce cadre par la SAS porte sur des terrains nus (145 ha) destinés principalement à la réalisation de complexes hôteliers et touristiques. A noter que le Fonds marocain de développement touristique (FMDT) s’est substitué à la SMIT, pour prendre 34% du capital de la Société de développement de Saïdia.


    Bachir THIAM

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