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Economie

Contrats spéciaux de formation
Le ras le bol du patronat

Par L'Economiste | Edition N°:3755 Le 04/04/2012 | Partager
Pour la CGEM, le système est en panne depuis des années
«Il faut un dispositif d’urgence en attendant la grande réforme»

La Taxe sur la formation professionnelle versée par les entreprises participe à hauteur de 42% au financement de l’Office. Aujourd’hui, la CGEM demande que la totalité du produit de cette taxe soit dédié à la formation continue.

La lune de miel entre le gouvernement et la CGEM a été de courte durée. Le patronat qui a scellé un pacte de confiance avec l’équipe Benkirane sort de sa torpeur à quelques jours du vote de la loi de Finances 2012. Aucune de ses demandes n’a été prise en compte (cf L’Economiste n°3754 du mardi 3 avril 2012). Même le volet formation n’a pas trouvé écho auprès du gouvernement pourtant sensibilisé aux besoins des entreprises. Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement avait lui-même exprimé son ras le bol face aux sit-in des diplômés chômeurs alors que plusieurs entreprises étaient à la recherche de profils introuvables sur le marché.
La CGEM a tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises sur les déficits en compétences et revient encore à la charge sur le cas précis de la formation continue. Elle pointe du doigt l’absence de mécanismes dynamiques de formation continue, de formation en alternance et en apprentissage ainsi qu’un système de financement réduit et rigide.
Les fameux Contrats spéciaux de formation (CSF) sont toujours bloqués.  Aucune alternative ou dispositif d’urgence ne sont mis en place. Il faudra attendre les recommandations de l’étude lancée par le ministère de l’Emploi pour que le schéma définitif soit tranché. Ce qui n’est pas du goût du patronat, l’entreprise obéissant à d’autres règles: pression du marché, concurrence et besoins de compétitivité. «La situation est critique et nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Nous avons saisi le ministère des Finances au mois de janvier pour des mesures transitoires en attendant le schéma définitif de la formation», affirme Karim Zaz, président de la commission Formation professionnelle à la CGEM. 
Le patronat a proposé la mise en place d’un fonds d’urgence pour pallier les défaillances des CSF. «Notre proposition n'a pas été prise en compte, ce qui porte préjudice aux entreprises marocaines qui n’ont pas accès à un système efficace et efficient pour le financement des programmes de développement de leurs compétences, en particulier dans une conjoncture économique difficile où la compétitivité passe par la formation des ressources humaines», note la Confédération patronale.
Karim Zaz explique que dans le cas précis des CSF, le diagnostic est connu et ne nécessite pas de nouvelles études puisque les partenaires, syndicats, patronat et pouvoirs publics, sont d’accord sur le schéma de réforme. Mieux encore, une feuille de route a été votée en 2010 par le conseil d’administration de l’Office de la formation professionnelle (OFPPT). Pourtant, cette réforme n’a pas abouti. Ce qui soulève des interrogations sur la «continuité des services de l’Etat» : La nouvelle équipe fait-elle table rase des décisions entérinées par l’ancienne équipe ? «Le plus grand regret de la CGEM demeure l'absence de toute mesure permettant de débloquer le système de Contrats spéciaux de formation», note la Confédération patronale. Elle semble même perdre patience face à la passivité des pouvoirs publics et critique ouvertement la gouvernance de l’OFPPT. Au point d’avoir refusé d’approuver le budget 2011. «De même, l’Office n’a pas tenu le Conseil d’administration pour la validation des plans d’action de cette année2012. C’est un écart et un dysfonctionnement par rapport à la bonne gouvernance qui n’est pas acceptable», soutient  Karim Zaz. Le patronat ne dispose «d’aucune visibilité» sur la gestion de l’Office. Un constat qui ne risque pas d’être du goût de l’OFPPT, lequel met à chaque fois en avant ses réalisations et ses performances.

Refonte de la taxe sur la formation

En 2010, le Conseil d’administration de l’OFPPT avait validé le principe de mise en place d’une structure de gestion externalisée des contrats spéciaux de la formation via un Comité de gestion. Le tout en attendant, la promulgation d’une loi sur la formation continue. Le patronat réclame aussi l’accélération de la refonte de la Taxe sur la formation professionnelle. Celle-ci devrait être dédiée aux financements des formations continues. Le patronat est également favorable à l’intégration des formations reconversions dans le financement. Ce qui permettrait d’assurer la reconversion des salariés dans des métiers porteurs.

Khadija MASMOUDI

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