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Economie

Ciment: Une boulimie surprenante!

Par L'Economiste | Edition N°:3741 Le 15/03/2012 | Partager
Une croissance de près de 26% de la consommation à fin février
2,9 millions de tonnes absorbées en deux mois

Tadla-Azilal, Tanger-Tétouan, Chaouia-Ouardigha… et bien d’autres régions explosent leur consommation

A la grande surprise des opérateurs, la consommation du ciment atteint des pics en ce début d’année. Les observateurs qui s’attendaient à un tassement de la consommation après la fin des élections découvrent que les cimentiers finissent le mois de février sur une croissance  de près de 26%! Ainsi, en deux mois, le marché a utilisé plus de 2,9 millions de tonnes de ciment, soit plus de 600.000 tonnes de  plus par rapport à la même période une année auparavant. Tadla-Azilal, Tanger-Tétouan, Chaouia-Ouardigha… et bien d’autres régions sont à l’origine de l’explosion de la consommation. La montée de l’informel a fortement dopé la consommation du ciment. Le constat est incontestable. «Alors que nous voulons lutter contre l’habitat insalubre existant, la construction informelle prend des proportions inquiétantes», avait confié Nabil Benabdellah, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme  et de la Politique de la ville. Même si le gouvernement a réagi violemment en multipliant les opérations de démolitions, les foyers de résistance subsistent encore. Aujourd’hui, l’Association professionnelle des cimentiers (APC) table sur une croissance de 5 à 6%. Des prévisions qui devraient sûrement être revues à la hausse compte tenu des élections communales qui devraient probablement avoir lieu au début de l’été. «A chaque fois qu’il y a une petite période de flottement politique, il y a toujours une montée de l’informel», explique David Toledano, président de la Fédération des matériaux de construction (FMC). Ainsi, tout laisse à croire que la croissance annuelle devra être plus importante. Au-delà de l’informel, d’autres aspects rentrent en ligne de mire. En fait, «la sécheresse qui a réduit considérablement les arrêts de chantiers des promoteurs immobiliers, alors qu’en début d’année dernière la situation était totalement inversée», analyse Toledano. De ce fait, les cadences d’avancement des projets, notamment dans l’immobilier, sont plus importantes par rapport à l’année dernière. Cependant, tous les matériaux de constructions ne profitent pas de cette euphorie de la consommation. Alors que le ciment et le béton affichent une santé de fer, les briquetiers et les producteurs d’acier sont en difficulté. L’augmentation de 5 centimes de la taxe sur le ciment (prévue dans le projet de loi de Finances 2012) ne fait pas l’unanimité auprès des opérateurs. «Le fait de surenchérir le prix du ciment porte préjudice au secteur», regrette Toledano. Pour le président, d’autres secteurs plus opaques comme le sable devraient être également taxés. D’autant plus que la taxe sera répercutée sur le prix à la vente.

 

Ilham BOUMNADE

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