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Economie

Pourquoi la Catalogne croit au Maroc
Entretien avec Artur Mas, président de la Généralité de Catalogne

Par L'Economiste | Edition N°:3729 Le 28/02/2012 | Partager
Les plans sectoriels, des opportunités pour les projets conjoints
Les entreprises catalanes sont solvables et solides

«À un moment où l’internationalisation est devenue le moteur principal de la relance économique, le Maroc devient un partenaire-clé pour l’entreprise catalane»

Artur Mas conduit dés aujourd’hui une importante mission d’hommes d’affaires catalans au Maroc (cf notre édition du 27 février 2012). Mas est Secrétaire général de Convergence démocratique de Catalogne (CDC), qui est le premier parti politique de la région dans le cadre de sa coalition avec une autre formation, Union démocratique de Catalogne. Il est surtout le président de la Généralité de Catalogne, l’organe qui dirige et coordonne l’action du Conseil exécutif de cette région. Dans cet entretien, il analyse les enjeux de cette offensive au Maroc.   


- L’Economiste : Comment comptez-vous peser sur Madrid pour rallier le gouvernement de Mariano Rajoy à vos ambitions sur le Maroc?
- Artur Mas : Le gouvernement catalan a ses propres lignes directrices et priorités, mais cela ne signifie pas que celles-ci sont nécessairement en opposition avec celles du gouvernement espagnol.
En fait, le développement des relations avec le Maroc est une priorité partagée à la fois par le gouvernement de la Catalogne et le gouvernement espagnol.

- En tant que président de la Catalogne, vous comptez encourager les entreprises de votre région à s’internationaliser. Quels sont-les secteurs que vous allez privilégier au Maroc?
- Nous misons sur l’encouragement de la compétitivité du tissu des entreprises catalanes et à cet effet miser sur les marchés extérieurs constitue un élément-clé pour dégager des bénéfices,  créer des emplois, de la richesse et du bien-être. À un moment où l’internationalisation est devenue le moteur principal de la relance économique, le Maroc devient un partenaire-clé pour l’entreprise catalane. Le Gouvernement marocain est en train de développer des secteurs industriels et stratégiques pour la croissance de son économie, moyennant différents plans. Ces plans représentent d’importantes opportunités pour la mise en oeuvre de projets conjoints entre les entreprises catalanes et marocaines dans des secteurs-clés tels que l’agriculture et l’agro-industrie, le tourisme,  les machines et l’équipement industriel, l’électronique et les machines textiles, ainsi que la gestion et la construction de villes. Des secteurs pour lesquels la Catalogne est leader, possède de l’expérience, des qualifications et de la qualité, ainsi qu’une composante haute en innovation typique à l’entreprise catalane. Cette mission, avec près de 120 entreprises inscrites, permettra de promouvoir un nouveau modèle de coopération basé sur le développement de projets conjoints dans des secteurs qui, actuellement, deviennent la clé du développement pour l’économie du Maroc et dans lesquels la Catalogne peut apporter des services qualifiés.

- Les gouvernements affectionnent tout particulièrement les projets d’investissements avec plateforme industrielle, c’est à dire des usines et aussi un transfert-technologie. Qu’allez-vous proposer à ce titre pour vos homologues marocains?
- La présence d’entreprises catalanes au Maroc a augmenté au cours de ces dernières années.  Plus de 500 PME  ont investi en R&D ainsi qu’en technologie.  Ce qui contribue au potentiel de croissance du Maroc.  Roca  par exemple, dispose d’une des plus grandes plateformes industrielles implantée par une entreprise catalane en Afrique et occupe 70 % du marché des produits sanitaires. Pour sa part l’entreprise Cobega opère dans le secteur alimentaire et des boissons où elle produit avec un forte composante R&D.  Par ailleurs, la compagnie Relats, une PME catalane,  a su réorienter son activité depuis le textile vers la conception et la production de composants électriques et mécaniques en travaillant côte à côte avec des centres technologiques et de recherche catalans. Les investissements industriels de cette nature apportant de la connaissance différentielle sont importants, bien qu’il faille tenir compte du poids croissant des entreprises du secteur des services (ingénierie, construction, consulting) qui apportent aussi leur know-how, expérience et technologie et contribuent ainsi au développement des secteurs stratégiques que le Gouvernement du Maroc est en train d’encourager. Elles  favorisent aussi des opportunités constantes de collaboration dans la région méditerranéenne.

- Fort endettement, déficit budgétaire.. la catalogne est confrontée à une crise financière inédite. Vous ne pensez pas que les Marocains pourraient douter, vu cette conjoncture, de la capacité de leurs partenaires espagnols?
- Malgré la situation macroéconomique difficile,  les entreprises catalanes sont solvables, solides. L’autre avantage, c’est que cette mission s’engage dans un pays qui a historiquement été très bien relié à la Catalogne.

- Allez-vous doter cette offensive catalane sur le Maroc, de mécanismes d’accompagnement financier spécifiques?
- Le gouvernement catalan croit fermement à l’internationalisation de l’économie de la région et dispose d’un ensemble de mesures pour soutenir ce processus aussi bien pour accéder aux marchés mondiaux qu’au marché marocain.

 

Propos recueillis par Khadija Masmoudi

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