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    Economie

    Les anti-TGV sortent au grand jour

    Par L'Economiste | Edition N°:3725 Le 22/02/2012 | Partager
    Un collectif d’associations appelle à la non-réalisation de ce projet
    Et à la réaffectation de son budget à d’autres chantiers prioritaires
    Pour eux, 10 m de ligne TGV, c’est l’équivalent d’une école rurale

    Pour les anti-TGV, la campagne lancée ne s’adresse pas à la France mais vise à ouvrir un débat national sur l’utilité de ce grand projet (Ph. Archives)

    «Stop TGV» est le slogan signé  par un collectif d’associations mobilisées contre la réalisation de ce mégaprojet qui vise la réalisation d’une ligne ferroviaire à grande vitesse entre Tanger et Casablanca. Les détracteurs du TGV viennent même de lancer une pétition contre le projet. Et pour expliquer les arguments justifiant cette position, une conférence de presse a été organisée hier, à Rabat, par les représentants  des  associations initiatrices de cette campagne de dénigrement. Premier reproche: le projet est très coûteux et inutile eu égard aux besoins prioritaires de la population. Le collectif rappelle que le budget prévisionnel du projet dépasse les 25 milliards de DH sans compter les déficits prévisibles d’exploitation. «La réalisation de ce projet va hypothéquer l’avenir du pays, alors que ce dernier  présente déjà des déficits inquiétants en matière de développement humain», résume Sion Assidon, représentant de l’association Initiative BDS-Maroc qui fait partie du collectif. Pour lui, les projets de développement ne manquent pas. Pour les détracteurs du projet TGV, les 25 milliards de DH pourront permettre la réalisation de plusieurs projets dont les Marocains marginalisés ont amplement besoin comme la construction des écoles et des hôpitaux ainsi que les routes rurales. Mais comment contrer ce projet déjà lancé, dont le montage financier  a été bouclé en décembre 2010? «Le plus important est d’arrêter ce chantier à n’importe quel moment, car il faut savoir que 10 mètres de ligne de TGV c’est l’équivalent d’une école dans le monde rural», martèle pour sa part Omar Balafrej, président de l’association Clarté ambition courage. Sur ce point, il rappelle que d’autres pays plus développés que le Maroc comme l’Espagne, le Portugal et dernièrement l’Argentine ont renoncé à ce type de projet. Même la question de la rentabilité du Train à grande vitesse a été remise en cause par Karim El Hajjaji, président de l’association Capdema (Cap démocratie Maroc) qui a publié en décembre 2011 un rapport sur  ce projet. «Deux éléments ont motivé l’implication de notre association dans ce dossier, indique Abdessamad Sadouq, le nouveau SG de Transparency Maroc (TM). Il s’agit de l’accès à l’information concernant ce projet et l’attribution directe du contrat à un opérateur français sans passer par un appel d’offres». Il tient à préciser toutefois que cette procédure est légale mais en l’absence de concurrence le coût du projet risque d’être très élevé.


    Noureddine EL AISSI

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